🔴 Audition de Patrick Pouyanné, pdg de TotalEnergies, sur la fiscalité des multinationales
Audition sur la Taxation des Carburants et le Rendement Fiscal
Introduction Ă l'Audition
- La mission flash porte sur la taxation des carburants et le rendement fiscal lié à la hausse des prix, intégrant une audition de commission.
- L'audition se déroule dans un contexte paradoxal, avec une canicule prévue et en espérant que cela se passe après la guerre.
Contexte Énergétique et Fiscal
- Les énergies carbonées sont liées aux problématiques fiscales des multinationales françaises, rendant l'audition du PDG de TotalEnergie pertinente.
- Intérêt pour les dispositions fiscales récentes concernant TotalEnergie, y compris la contribution exceptionnelle sur les bénéfices.
Impact de la Crise Pétrolière
- L'audition est particulièrement significative dans le contexte d'une crise pétrolière, avec un intérêt pour ses effets sur les profits et marges de TotalEnergie.
Présentation par M. Pouyanné
- M. Pouyanné remercie les participants pour leur présence et introduit le sujet de la taxation des profits des multinationales.
- Il est accompagné de sa directrice fiscale pour aborder les aspects techniques liés à TotalEnergie.
Résultats Financiers de TotalEnergie
- En 2025, TotalEnergie a réalisé un résultat net ajusté après impôt de 15,6 milliards USD avec un taux d'imposition effectif supérieur à 40%.
- M. Pouyanné souligne qu'il préférerait payer moins d'impôts en France plutôt qu'un taux mondial plus élevé.
Comparaison entre Années
- En 2022, avec un baril à 101 USD, le taux d'imposition a dépassé 50%, entraînant un paiement total d'impôts et taxes de 35 milliards USD.
Variabilité du Taux d'Imposition
- Le taux d'imposition augmente lorsque le prix du baril monte en raison des mécanismes mis en place par les pays producteurs.
Répartition des Profits par Activité
- 70% du résultat provient de l'activité production pétrole et gaz; détails sur la répartition entre pétrole (45%) et gaz (25%).
Performance Financière Récente
- Pour le premier trimestre 2026, TotalEnergie affiche un résultat de 5,4 milliards USD avec un cours moyen du baril à 81 USD.
Stratégies Commerciales
- La diversification géographique permet à TotalEnergie de maintenir sa performance malgré les défis géopolitiques actuels.
Conclusion sur l'Intégration Commerciale
- L'intégration entre raffinage, trading et distribution aide à gérer la volatilité du marché tout en protégeant le pouvoir d'achat des clients.
Résilience et Investissements dans l'Énergie
Importance de l'énergie et de l'électricité
- Total Energy a investi dans les nouvelles énergies, représentant environ 10% des ventes et des résultats depuis 2020.
Diversité et Intégration
- L'intégration des divers secteurs a permis d'amortir le choc causé par la fermeture d'Ormus, facilitant ainsi la mise en œuvre de politiques favorables aux clients.
Cycles Pétroliers
- Les cycles pétroliers sont imprévisibles, avec des fluctuations significatives. En 2020, le prix du baril était en moyenne à 40 dollars.
Résilience Financière
- En 2020, Total Energy n'a pas demandé d'aide publique malgré une situation difficile, soulignant la nécessité d'une entreprise résiliente face aux cycles bas.
Rentabilité du Raffinage en France
- Les activités de raffinage en France sont structurellement peu rentables, avec six exercices déficitaires sur dix ans. Plus de 5 milliards d'euros de pertes fiscales ont été accumulées depuis quinze ans.
Fiscalité et Transparence
Mécanisme de Report Déficitaire
- La France a plafonné le mécanisme de report déficitaire à 50% du profit annuel, essentiel pour garantir une imposition juste selon l'OCDE.
Investissements Continus en France
- Malgré les défis financiers, Total continue d'investir pour assurer la sécurité énergétique du pays avec un budget moyen supérieur à 500 millions d'euros par raffinerie.
Rapport Annuel de Transparence Fiscale
- Depuis 2019, Total publie un rapport annuel sur la transparence fiscale qui dépasse les exigences européennes prévues pour 2026.
Contributions Fiscales Importantes
- Total Energy est parmi les cinq entreprises payant le plus d'impôts en France, contribuant environ 2 milliards d'euros aux finances publiques chaque année.
Principes Fiscaux Internationaux
- Deux principes fondamentaux régissent la fiscalité : territorialité de l'impôt et non-double imposition. Ces principes sont respectés par Total dans ses opérations internationales.
Débats sur la Fiscalité Internationale
Taxation des Profits Étrangers
- Un débat existe sur la taxation des profits réalisés à l'étranger par TotalEnergie ; certains suggèrent une répartition basée sur le chiffre d'affaires.
Opposition des Pays Producteurs
- Les pays producteurs s'opposeraient à toute forme de double imposition ou redistribution fiscale qui favoriserait les États consommateurs au détriment des pays émergents producteurs.
Taux Imposition Élevés à l'Étranger
- Des taux élevés existent dans plusieurs pays producteurs (ex: Norvège à 78%, Émirats Arabes Unis >90%), rendant impossible une double imposition sans violer les conventions fiscales internationales.
Bénéfice Mondial Consolidé
- Avant 2010, Total était soumis au bénéfice mondial consolidé qui prenait en compte tous les profits mondiaux tout en déduisant les impôts locaux payés.
Discussion sur le régime de mobilité mondial consolidé
Abandon du régime de bénéfice mondial consolidé
- Le Parlement a décidé d'abolir le régime de mobilité mondial consolidé en 2011, le considérant comme une niche fiscale.
- Ce régime permettait d'imputer des pertes à l'étranger, notamment dans des pays où l'exploration n'est pas toujours rentable.
Impact fiscal et historique
- Selon la direction fiscale, entre 2000 et 2010, les paiements d'impôts en France auraient été identiques avec ou sans ce régime, prouvant qu'il n'y avait pas d'optimisation cachée.
- La réinstauration du régime pourrait être envisagée, mais il est essentiel de ne pas taxer les profits deux fois et de prendre en compte les pertes des pays d'exploration.
Mécanisme OCDE et impôt minimum
- Le mécanisme Globe 2 instauré par l'OCDE n'a pas conduit à un paiement accru d'impôts en France.
- L'OCDE propose un impôt minimal sur les bénéfices mondiaux fixé à 15%, permettant au pays siège de bénéficier de la différence si moins est payé localement.
Réactions internationales aux taux d'imposition
- Suite à cette réforme, plusieurs pays ont augmenté leur impôt sur les sociétés pour atteindre au moins 15%.
- Les entreprises doivent consolider leurs bénéfices dans environ 2800 filiales à travers le monde, entraînant un travail administratif intense sans réel avantage pour la France.
Localisation des activités commerciales
- La Suisse est mentionnée comme un lieu où se concentrent les équipes de trading pétrolier avec un taux fiscal aligné sur celui proposé par l'OCDE.
- Total Energy emploie plus de 1000 personnes en Suisse pour ses activités réelles et non pour l’optimisation fiscale.
Transparence fiscale et paradis fiscaux
- Environ sept filiales restent dans dix paradis fiscaux parmi près de 1500 après une réduction significative depuis 2015.
- Certaines filiales sont maintenues pour des raisons juridiques plutôt que fiscales, comme celle aux Bahamas liée à des actifs pétroliers malaisiens.
Gestion comptable internationale
- La gestion des comptes en dollars est compliquée en France; cela pousse certaines entreprises à s'établir ailleurs comme aux Pays-Bas où c'est permis.
- Des filiales sont également présentes dans des zones instables comme le Yémen pour des raisons comptables malgré l’absence d’avantages fiscaux directs.
Prix de transfert chez Total Energy
- Les prix de transfert sont cruciaux dans la fiscalité; ils déterminent comment les produits sont vendus entre différentes branches internes.
- Total Energy applique strictement le prix du marché international pour ses transactions internes afin d'éviter toute sous-évaluation qui pourrait attirer l'attention fiscale.
Discussion sur la fiscalité et les bénéfices de Total Energy
Introduction à la fiscalité internationale
- L'intervenant souligne qu'aucune irrégularité n'a été trouvée concernant les prix de transfert, affirmant que Total Energy respecte les règles fiscales internationales.
Optimisation fiscale et choix stratégique
- Il explique que l'optimisation fiscale ne consiste pas à rapatrier des résultats en France, où le taux d'imposition est plus élevé (25-35%) par rapport à d'autres pays (40-50%).
Origines des profits et gestion fiscale
- L'intervenant précise que les principes fiscaux qui régissent Total Energy sont établis par les autorités fiscales des différents pays, et non par l'entreprise elle-même.
Procédure de questions-réponses
- La session se déroulera avec un format de questions dirigées par le rapporteur général Philippe Brun, suivi d'orateurs de groupe. Deux formats de questions sont proposés : en alternance ou toutes en même temps.
Bénéfices et plafonnement des prix
- Total a mis en place un plafonnement des prix pour l'essence (1,99 euros) et le gazole (2,25 euros), considéré comme une contribution suffisante à l'effort collectif sans nécessiter d'impositions exceptionnelles.
Analyse des bénéfices trimestriels
Bénéfices globaux au premier trimestre
- Les bénéfices mondiaux pour le premier trimestre s'élèvent à près de 5 milliards d'euros, soit une augmentation de 51% par rapport au même trimestre en 2025.
Détails sur la France
- Une demande est faite pour obtenir des chiffres spécifiques sur les bénéfices réalisés en France entre mars et juin 2026, notamment dans le raffinage et la distribution.
Marges élevées dans le raffinage
- Bien que la marge ait été élevée dans le raffinage (13 dollars du baril), il est noté qu'il y a eu une baisse significative dans la distribution comparativement aux mois précédents.
Impact des crises sur les marchés pétroliers
Crise du pétrole et ajustements du marché
- La crise a entraîné une réduction significative de l'offre mondiale avec environ 10 millions de barils par jour manquants. Cependant, cela a été compensé par une augmentation des importations chinoises.
Rôle des États-Unis dans l'approvisionnement mondial
- Les États-Unis ont également contribué à stabiliser le marché en augmentant leurs exportations tout en puisant dans leurs réserves stratégiques.
Dépendance vis-à -vis du Moyen-Orient
- La dépendance française envers les importations de diesel du Moyen-Orient est soulignée, avec un impact disproportionné sur certains produits comme le kérosène dont le prix a grimpé à plus de 200 dollars du baril.
Perspectives futures pour Total Energy
Prévisions fiscales pour 2026
- L'intervenant anticipe que si la tendance actuelle se maintient, Total pourrait être amené à payer davantage d'impôts sur ses bénéfices en 2026 grâce aux marges élevées observées actuellement.
Coût du plafonnement des prix
- Une question est posée concernant le coût associé au plafonnement des prix décidé par Total. L'intervenant confirme qu'il s'agit effectivement de pertes financières dues à cette mesure.
Discussion sur le Plafonnement des Prix du Carburant
État actuel des prix et mécanismes de calcul
- Le conférencier indique que la situation actuelle n'est pas encore résolue, avec un coût estimé à environ 200 millions d'euros, sans comptabilité précise.
- Une question est posée sur l'impact d'un blocage des prix à 1,70 euros par litre, similaire à une mesure prise en 1990.
Réactions aux propositions gouvernementales
- Le conférencier admet ne pas avoir d'idée précise sur les coûts liés au blocage des prix proposé.
- Il clarifie qu'il n'a jamais suggéré que cela pourrait entraîner son départ de France, mais souligne l'importance de la taxation.
Perspectives sur la baisse des prix
- Une proposition est faite pour envisager une contribution basée sur les bénéfices pour aider à réduire les prix vers 1,70 euros.
- Le conférencier exprime son opposition à un encadrement administratif des prix, affirmant que ce n'est pas la meilleure solution pour le pays.
Critiques et mesures prises par TotalEnergie
- Il défend sa décision de plafonner les prix en France comme une protection pour les consommateurs.
- La mesure a été mise en place volontairement pour soutenir le pouvoir d'achat français.
Suivi des évolutions tarifaires
- Le conférencier observe que malgré la baisse des cotations, les prix à la pompe ne répliquent pas immédiatement cette tendance.
- Il fournit des chiffres précis montrant comment le coût d'approvisionnement a diminué mais reste supérieur aux attentes.
Impact du plafonnement sur le marché
- Bien qu'il y ait eu une augmentation du coût d'approvisionnement depuis le début de la crise, il reste optimiste quant à l'évolution future vers 1,70 euros.
- Les stations rurales continuent de bénéficier du plafond fixé à 1,99 euros pour l'essence dans certaines zones.
Analyse de la consommation et parts de marché
- Malgré les critiques concernant le plafonnement, il note que cela protège effectivement le pouvoir d'achat.
- Des concurrents ont critiqué l'efficacité du plafonnement tout en reconnaissant qu'il a permis à TotalEnergie de gagner des parts de marché.
Conclusion sur l'avenir des tarifs
- Le conférencier conclut que bien que le plafonnement entraîne certaines pertes financières pour TotalEnergie, il est compensé par une augmentation significative du volume vendu dans leurs stations.
- Il mentionne également que malgré une contraction générale du marché français due aux hausses précédentes, leur réseau bénéficie désormais d'une perception plus positive auprès des consommateurs.
Discussion sur les bénéfices de Total Energy et la spéculation
Engagement et suivi des coûts
- L'intervenant souligne son engagement quotidien à suivre un tableau complexe des coûts d'approvisionnement, s'assurant que les équipes respectent les engagements pris.
- Il mentionne une question posée par le rapporteur concernant les bénéfices exceptionnels de Total Energy, estimés à un milliard de dollars en raison d'achats stratégiques de pétrole.
Spéculation et trading
- Le 28 avril, Total a nié connaître l'origine des chiffres avancés par la presse concernant ses bénéfices.
- L'intervenant renvoie à une interview dans Le Figaro pour expliquer la situation du trading pétrolier et les décisions prises face aux tensions géopolitiques.
- Il évoque le déploiement militaire américain au détroit d'Hormuz comme facteur ayant influencé leurs choix d'achat.
Risques associés aux opérations
- Les achats anticipés comportaient des risques importants, notamment celui de ne pas recevoir le pétrole physique, ce qui pourrait entraîner des pertes financières.
- L'intervenant insiste sur le fait que ces opérations étaient basées sur l'observation du marché plutôt que sur la spéculation pure.
ContrĂ´le et transparence
- Les activités de trading sont encadrées par des limites de risque, garantissant un équilibre dans le portefeuille des traders.
- La transparence est mise en avant avec une déclaration claire sur les résultats du trading pétrolier pour le premier trimestre.
Contributions fiscales et responsabilités sociales
- Une question est soulevée concernant la responsabilité sociale de Total face aux profits réalisés durant la guerre, suggérant qu'une contribution exceptionnelle pourrait être appropriée.
- L'intervenant explique que bien qu'il n'y ait aucune obligation légale pour plafonner les prix à la pompe, ils ont choisi d'agir volontairement pour aider les consommateurs pendant cette période difficile.
Discussion sur la fiscalité des entreprises
Imposition et transparence fiscale
- L'intervenant souligne que l'imposition des sociétés est anormalement faible par rapport à leur chiffre d'affaires, suggérant qu'un mécanisme de rectification devrait être mis en place.
- Une question est posée concernant les résultats dans les paradis fiscaux, avec une mention de l'absence de résultats significatifs dans ces zones.
- Il est noté que la liste officielle des paradis fiscaux ne correspond pas toujours aux pays à fiscalité privilégiée, comme l'Irlande ou le Luxembourg, soulevant des questions sur la transparence.
- Le taux d'imposition en Suisse est mentionné comme étant de 15%, mais il existe des préoccupations quant aux taux implicites qui pourraient être plus bas.
- L'intervenant défend la position selon laquelle la Suisse n'est pas un paradis fiscal et affirme que le pays respecte l'impôt minimum mondial.
Répartition des impôts et profits
- Les pays européens tels que le Luxembourg et l'Irlande représentent 90% des impôts payés par l'entreprise, tandis que 75% des profits proviennent de ces mêmes pays.
- Un taux moyen d'imposition global de 18% est évoqué, avec la Suisse et Singapour identifiés comme contributeurs majeurs.
- La publication d'informations fiscales sur certains pays comme la Suisse dépendra des obligations imposées par l'État français et l'Union européenne.
- L'intervenant exprime sa volonté d'être transparent tout en reconnaissant les réticences parmi ses collègues du CAC 40 concernant les nouvelles obligations de reporting fiscal.
Importance stratégique de Total
- L'orateur souligne le rôle stratégique de Total en tant qu'entreprise mondiale rentable et résiliente pour la France.
- Une comparaison est faite entre Total et ExxonMobil pour illustrer comment une entreprise nationale peut influencer les prix du carburant en France.
Questions techniques sur l'extraction pétrolière
- Des questions sont posées concernant les activités d'extraction au Suriname et en Guyane française, notamment sur leur rentabilité future.
- L'historique des découvertes d'hydrocarbures en Guyane est discuté, soulignant que les quantités trouvées étaient insuffisantes pour justifier une exploitation commerciale.
- La déconnexion géologique entre le bassin guyanais et celui du Suriname est affirmée, indiquant qu'il n'y a pas lieu d'attendre des découvertes similaires.
Discussion sur l'exploration pétrolière en Guyane
Position de Total Energy sur l'exploration
- Le représentant de Total Energy affirme qu'il existe des hydrocarbures en Guyane, mais en quantités non commerciales. Il refuse d'investir davantage dans de nouveaux forages après avoir dépensé près de 400 millions d'euros pour un résultat négatif.
Réflexion sur la prohibition
- L'intervenant évoque que la question des lois de prohibition devrait être débattue par la représentation nationale, suggérant que leur absence pourrait réduire le débat public autour du sujet.
- Il compare la prohibition à celle de l'alcool à Chicago, affirmant que cela engendre souvent plus de problèmes et n'est pas une solution efficace.
Clarification sur les activités économiques
- Total Energy a effectué beaucoup de travaux et forages, mais ne prévoit pas d'opérer dans le bassin guyanais si cela était autorisé à nouveau.
- Bien que ce sujet soit éloigné du dossier actuel, il est important pour comprendre les implications économiques et législatives.
Évolution réglementaire et fiscale
- Une question est posée concernant les modifications législatives qui pourraient inciter Total Energy à rapatrier certaines activités économiques en France.
- Le représentant souligne qu'il serait plus simple pour eux de gérer leurs filiales en France plutôt qu'aux Pays-Bas, où il n'y a pas d'optimisation fiscale avantageuse.
Obstacles Ă l'investissement en France
- Deux obstacles majeurs sont identifiés : le coût élevé du travail dans certains pays et une fiscalité fluctuante qui décourage les investissements en France.
Cotation boursière et actionnariat
Situation actuelle de Total Energy
- Malgré une cotation à New York, le représentant insiste sur l'importance de maintenir la cotation à Paris où 90% des actionnaires sont encore basés.
- La décision d’ouvrir une cotation à New York est liée à un changement significatif dans la composition des investisseurs institutionnels français au sein du capital social.
Impact des décisions gouvernementales
- Les règles votées par le Parlement ont conduit les investisseurs français à se détourner des actions de TotalEnergie, considérées comme non responsables en raison des énergies fossiles.
Transition énergétique et investissement futur
- Total Energy investit massivement (4 milliards par an) dans la transition vers les énergies renouvelables tout en continuant sa production actuelle.
Analyse du renouvellement des entreprises
Comparaison entre CAC 40 et Dow Jones
- Une observation montre qu'un quart des sociétés du CAC 40 ont été renouvelées contre la moitié aux États-Unis. Cela soulève des questions sur le cadre réglementaire français.
Facteurs influençant le faible taux de renouvellement
- Le représentant note que bien que certaines grandes entreprises françaises soient pérennes, il y a un manque d’innovation technologique comparé aux États-Unis.
Discussion sur la fiscalité et le financement des entreprises
Importance des grandes entreprises
- L'intervenant souligne l'importance des grandes entreprises pour le pays, non seulement dans le secteur de l'énergie, mais aussi dans d'autres domaines.
- Il mentionne un manque de capital disponible pour les entreprises technologiques privées, soulevant une question sur l'épargne.
Réglementation et investissement
- La réglementation actuelle semble décourager l'investissement dans les entreprises, avec une épargne attirée par la dette publique plutôt que par le capital privé.
- Une divergence entre les réglementations financières en Europe et aux États-Unis est notée depuis la crise de 2008, où les États-Unis ont déréglementé alors que l'Europe a renforcé ses règles.
Réformes nécessaires
- L'intervenant appelle à une réforme majeure en Europe concernant l'union du marché des capitaux et de l'épargne, tout en avertissant que cela ne suffira pas sans déverrouiller certaines réglementations restrictives.
Impact social des prix du carburant
Situation actuelle
- Le président évoque un drame social en France lié aux prix élevés du carburant, dépassant 2 euros le litre.
- Les difficultés rencontrées par les Français vivant dans des zones rurales sont accentuées par un accès limité aux stations-service Total.
Objectifs de la mission Flash
- La mission vise à trouver des solutions pour maintenir des prix raisonnables pour le carburant face à ces défis sociaux.
Analyse de la position dominante de Total
Résultats financiers
- Un communiqué récent indique que Total se félicite d'une capacité à profiter de la hausse des prix grâce à un portefeuille diversifié.
- Des questions sont posées sur ce que signifie "capturer la hausse" et comment cela influence leur stratégie énergétique.
Position sur le marché
- Total défend sa part de marché (25%) comme n'étant pas dominante, soulignant qu'ils possèdent une raffinerie sur deux en France.
Engagement envers les consommateurs
- L'entreprise s'engage à ce que 90% des Français soient accessibles à moins de 15 minutes d'une station Total Énergie.
Contributions fiscales et résultats exceptionnels
Taxes et contributions
- En 2022, Total a payé une faible contribution fiscale due à l'arrêt temporaire d'une usine.
- Cela a conduit à un montant significativement inférieur aux attentes initiales concernant leurs contributions fiscales.
Performance opérationnelle
- Malgré les fluctuations du marché, Total se réjouit d'être capable d'augmenter ses profits lorsque cela est possible tout en reconnaissant qu'il y a eu des périodes difficiles auparavant.
Coûts liés aux opérations tarifaires
Coût opérationnel
- Un coût estimé autour de 200 millions d'euros est discuté concernant une opération tarifaire unique mise en place par Total.
Comparaison avec autres dépenses
- Ce coût est mis en perspective avec d'autres pertes subies par Total dans différentes régions comme la Guyane.
Analyse de l'Offre Énergétique de Total Energy
Valorisation du Portefeuille Client
- L'offre actuelle a permis à Total Energy de valoriser son portefeuille clients dans le secteur de la vente d'électricité, mais seulement 50 000 nouveaux clients ont été acquis jusqu'à présent.
- Malgré plus de 4 millions de clients en France, il existe une difficulté à établir un lien entre les services pétroliers et électriques de Total Energy.
Stratégies Marketing et Fidélisation
- Actuellement, près de 800 000 abonnés bénéficient d'une garantie sur le prix de l'électricité, ce qui pourrait contribuer à fidéliser ces clients grâce à des offres conjointes.
- La stratégie inclut la récupération d'une carte pour garantir un prix inférieur sur l'essence et le diesel, renforçant ainsi l'attractivité des services.
Accusations Concurrentielles
- Les concurrents accusent Total Energy d'un approvisionnement insuffisant en stations-service, suggérant que cela pourrait être une manœuvre marketing pour éviter des mesures parlementaires contre les surprofits.
- Le directeur général répond que la situation est complexe : il faut choisir entre prendre des parts de marché ou ne pas approvisionner ses stations.
Réapprovisionnement et Gestion Crise
- Grâce au soutien gouvernemental, Total Energy a pu réapprovisionner ses stations pendant les week-ends malgré les restrictions habituelles.
- Des efforts considérables ont été déployés pour gérer l'afflux important de consommateurs dans des conditions difficiles.
Performance Financière
- Les profits du groupe ont augmenté de 51% au premier trimestre 2026 par rapport à 2025, avec un bénéfice net atteignant près de 5 milliards d'euros.
- Les prévisions pour le second trimestre indiquent une probable augmentation par rapport au premier trimestre en raison d'une crise persistante.
Dividendes et Fiscalité
- Le dividende est fixé annuellement mais payé par acomptes trimestriels ; il est actuellement établi à 91 centimes d'euros sans augmentation prévue.
- Concernant la fiscalité allégée sur le carburant dans certains pays européens, Total Energy n'y distribue pas directement des carburants.
Positionnement Futur et Politique Énergétique
- Anticipant une décroissance du marché pétrolier en Europe, Total Energy se concentre davantage sur les activités liées aux énergies renouvelables comme la recharge électrique.
- Le directeur général exprime sa satisfaction quant à la gestion prudente par l'État français durant cette crise énergétique.
Engagement envers les Consommateurs
- Pour alléger la charge financière des consommateurs face aux hausses des prix du carburant, Total Energy maintiendra ses plafonnements actuels tout en s'adaptant aux fluctuations du marché pétrolier.
- Un débat interne est prévu concernant le positionnement futur de la marque vis-à -vis du pouvoir d'achat des Français.
Analyse de l'actionnariat et des raffineries de Total
L'Internationalisation de l'Actionnariat
- Le PDG de Total, formé en France, souligne la présence d'un conseil d'administration avec 8 membres français mais aussi 6 administrateurs internationaux.
- L'actionnariat français a diminué au cours des 15 dernières années, tandis que la part américaine augmente, avec une cotation à New York depuis décembre 2025.
- Les bénéfices générés par Total se font principalement à l'étranger, entraînant une absence d'impôts sur les sociétés en France.
Impact des Raffineries en France
- La fermeture historique des raffineries est soulignée : la France est passée de 24 à seulement 6 raffineries, dont 3 sont exploitées par Total.
- Des questions sont posées sur le statut de champion national et l'intérêt pour un actionnariat plus français. Une proposition d'un fonds souverain français est évoquée.
Actionnariat Salarié et Souveraineté Énergétique
- Total possède trois raffineries et deux bioraffineries. La transition vers les biocarburants est nécessaire face aux enjeux environnementaux.
- La question se pose sur comment maintenir la sécurité d'approvisionnement tout en décarbonant l'Europe dans un marché pétrolier en déclin.
Réflexions sur la Golden Share
- Le PDG affirme que Total est un champion national malgré les défis.
- Il explique que la Golden Share serait illégale selon les règles européennes et n'apporterait pas de solutions concrètes.
État Actuel et Perspectives Fiscales
- Le PDG exprime son mécontentement face à la diminution de l'actionnariat français due aux politiques ESG qui ont poussé les investisseurs institutionnels à se désengager.
- Malgré cela, il note une récente réappréciation de l'entreprise grâce à des événements géopolitiques comme la crise du détroit d'Hormuz.
Engagement envers l'Actionnariat Salarié
- L'engagement envers l'actionnariat salarié a augmenté : il représente maintenant 8% du capital contre 5% auparavant.
- Chaque année, des opportunités sont offertes aux salariés pour acheter des actions, renforçant leur lien avec l'entreprise.
Questions Fiscales et Pression des Actionnaires
- Le taux moyen mondial d'imposition pour Total est actuellement autour de 43%, supérieur au taux fiscal français qui s'établit à environ 25%.
- Les pressions exercées par les actionnaires concernant les implantations en France soulèvent des préoccupations quant à la fiscalité prévisionnelle dans le pays.
Discussion sur la fiscalité et l'investissement en Europe
Fiscalité des pays producteurs
- Les pays producteurs de matières premières appliquent généralement une fiscalité élevée, considérée comme une rente minière à partager, car les ressources naturelles leur appartiennent.
- La fiscalité varie selon les pays, mais la moyenne est souvent supérieure à 25%, ce qui remet en question les accusations d'optimisation fiscale.
Impact de l'actionnariat sur les décisions d'investissement
- L'évolution de l'actionnariat n'influence pas les décisions d'investissement; celles-ci sont basées sur le marché européen et la transition énergétique.
- Trois obstacles principaux à l'investissement en Europe : prix élevé de l'énergie, coût du travail plus élevé, et instabilité fiscale.
Coûts opérationnels en France vs. Allemagne
- Le coût de l'énergie est relativement élevé dans certains pays européens, mais un contrat avec EDF protège les raffineries françaises.
- Pour faire fonctionner une raffinerie en France, il faut 8 personnes contre 6 en Allemagne, ce qui augmente le coût opérationnel.
Transition énergétique et avenir des raffineries
- La transformation des raffineries en bioraffineries est nécessaire pour s'adapter à un marché des carburants en déclin; il y a des préoccupations quant à la viabilité du marché après 2035.
- Des questions se posent sur le rythme d'investissement dans les infrastructures de recharge et les biocarburants, étant donné que ces marchés sont réglementés.
Critiques sur la redistribution des bénéfices
Augmentation des bénéfices et répartition
- Total a enregistré une hausse significative des bénéfices au premier trimestre tout en versant peu aux actionnaires sous forme de ristourne.
- Le problème réside non pas dans le fait que Total génère des profits, mais dans sa réticence à redistribuer ces gains.
Accusations de manipulation financière
- Des allégations émergent concernant la spéculation par les traders à Genève pendant la guerre au Moyen-Orient; un milliard de dollars aurait été gagné alors que seulement 200 millions étaient donnés sous forme d'aide sociale.
Structure tarifaire entre filiales
- Les prix entre la filiale suisse et les raffineries françaises sont fixés par cette dernière, entraînant une perception erronée de rentabilité faible pour ces dernières.
Problèmes fiscaux liés aux profits déplacés
- Les marges bénéficiaires élevées observées lors du conflit ukrainien soulèvent des questions sur l'organisation interne qui semble minimiser les contributions fiscales locales.
Demandes de transparence financière
- Questions posées concernant la publication détaillée des comptes de Totsa Genève et une demande pour plus de transparence sur le reste du monde pays par pays avant fin d'année.
Discussion sur la fiscalité et les bénéfices de Total Énergie
Clarification des taux d'imposition
- Le taux d'imposition pour 2025 est précisé à 17,8% pour la catégorie S du Monde, contredisant des affirmations erronées circulant sur un taux de 14%.
- La publication du rapport de l'année 2025 est prévue pour début 2017, soulignant le délai nécessaire pour traiter ces informations.
Débat sur les cotisations et impôts
- Un désaccord émerge concernant la définition des cotisations par rapport aux impôts, avec une insistence sur leur nature distincte selon les finances publiques.
- L'intervenant mentionne un milliard de cotisations dans le contexte discuté, ajoutant une dimension financière importante au débat.
Résultats financiers de Total Énergie
- Total affiche un résultat net ajusté impressionnant de 15,6 milliards de dollars en 2025 et un bénéfice net trimestriel significatif en 2026.
- Malgré ces résultats positifs, il est noté que Total ne paiera aucun impôt sur les sociétés en France en 2025, soulevant des questions sur la responsabilité fiscale.
Risques liés à la crise géopolitique
- Les intervenants expriment leur scepticisme quant à l'impact réel des crises géopolitiques sur les bénéfices annoncés par Total.
- Une critique est formulée concernant l'achat opportuniste de cargaisons de pétrole au début d'une crise, perçu comme une spéculation déguisée.
Pression économique et communication
- Les déclarations du dirigeant sont vues comme créant une anxiété supplémentaire parmi le public et les acteurs économiques face à une potentielle hausse des prix.
- La confusion entre cotisations sociales et impôts est mise en lumière, appelant à clarifier la contribution réelle de Total aux services publics français.
Taxation des super profits
- Plusieurs pays européens envisagent une taxation des super profits; cela soulève des préoccupations quant aux implications fiscales pour Total.
- L'intervenant souligne que c'est le Parlement qui décide comment sont alloués les fonds publics générés par ces contributions.
Questions sur l'investissement et la transition énergétique
- Des interrogations sont posées concernant l'attractivité pour les investisseurs français face aux règles jugées obsolètes dans le secteur énergétique.
- La nécessité d'un retour à un flux normal dans les raffineries après la guerre au Moyen-Orient est également abordée.
Propositions législatives concernant les comptes en dollars
- Il existe un besoin exprimé pour permettre aux entreprises françaises d'avoir des comptes en dollars afin d'améliorer leur compétitivité internationale.
Argumentation autour de la souveraineté énergétique
- L'importance croissante d'investir dans l'industrie énergétique nationale est comparée à celle observée dans le secteur de la défense suite aux récents conflits géopolitiques.
État du Détroit d'Ormuz et ses Implications
Réouverture et Gestion des Pétroliers
- La réouverture du Détroit d'Ormuz est cruciale, nécessitant entre 6 mois et un an pour restaurer la situation. Les observateurs surveillent attentivement les développements sur le terrain.
- L'inquiétude persiste concernant la gestion de 11 pétroliers bloqués, avec des coûts supplémentaires liés à l'immobilisation des équipages pendant trois mois. Trois pétroliers ont été sortis, mais huit restent encore en attente.
Impact sur le Marché Énergétique
- Il faudra probablement une année pour réparer les dommages physiques causés par la crise, bien qu'un fonctionnement normal puisse être rétabli dans six mois si le Détroit s'ouvre réellement.
- Total Energy a enregistré un bénéfice net de 5,8 milliards de dollars au premier trimestre, soit une augmentation de 50%, principalement grâce à l'achat spéculatif de barils de pétrole.
Taxation des Profits Exceptionnels
- Un sondage révèle que 70% des Français soutiennent une taxe sur les profits exceptionnels des entreprises pétrolières, soulignant un sentiment général que Total Energy ne contribue pas suffisamment aux efforts fiscaux durant cette crise.
- La question se pose : est-il légitime d'imposer une taxation sur ces surprofits pour soutenir les citoyens français ? Cette mesure est jugée nécessaire par beaucoup face à la crise actuelle.
Stratégie de Transition Énergétique de Total Energy
Engagement envers les Énergies Renouvelables
- Malgré les déclarations de Total Energy concernant son engagement envers la transition énergétique, il semble que l'entreprise investisse davantage dans le pétrole et le gaz que dans les énergies renouvelables. Le ratio d'investissement est contesté par plusieurs intervenants.
- Le GIEC appelle à ne plus investir dans de nouveaux projets pétroliers pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 degré Celsius, ce qui soulève des questions sur la viabilité future des projets d'extraction actuels.
Réactions aux Critiques
- M. Pouyanné défend ses investissements en affirmant qu'il consacre également une part significative à l'énergie bas carbone (4 milliards), tout en maintenant que l'approvisionnement actuel repose encore largement sur le pétrole et le gaz.
- Il souligne l'importance d'assurer la sécurité énergétique tout en avançant vers une transition équilibrée entre énergies traditionnelles et renouvelables.
Questions Sur la Fiscalité et Souveraineté Énergétique
Arbitrage Fiscal et Soutien Public
- Des questions sont posées concernant l'arbitrage entre justice fiscale et dispositifs de soutien public face aux prix élevés du carburant ; il est demandé une transparence quant au coût net du plafonnement des prix appliqué par Total Energy en France.
Perspectives du Marché Gazier
- Avec un reflux prévu des cours du pétrole suite à un accord entre États-Unis et Iran, il existe néanmoins des incertitudes persistantes autour du marché gazier européen qui pourrait rester sous pression cet hiver avec un manque d'incitation économique pour remplir les stocks hivernaux.(6541)
Injonction Contradictoire
- La nécessité urgente d'électrifier nos usages énergétiques se heurte à la réalité industrielle où il faut planifier simultanément la sortie progressive des énergies fossiles tout en maintenant nos raffineries nationales pour garantir notre souveraineté énergétique immédiate.(6589)
Observations sur l'approvisionnement en gaz et la transition énergétique
Gestion de l'approvisionnement en gaz
- L'intervenant souligne qu'il observera les réactions face à leurs actions, indiquant que si celles-ci sont jugées insuffisantes, elles ne seront pas répétées.
- Il mentionne que 20% de l'approvisionnement mondial en gaz liquéfié provient du Qatar, rendant complexe le redémarrage des unités de liquéfaction.
- La nécessité d'un approvisionnement stable pour l'hiver est mise en avant, avec une demande accrue en Asie durant la saison estivale qui complique la situation.
État actuel des marchés du gaz
- Les prix du gaz ne reviendront pas aux niveaux hystériques de 2022, mais il n'est pas prévu qu'ils baissent significativement non plus.
- L'intervenant anticipe une période de tension sur le marché du gaz, soulignant l'importance stratégique du Qatar pour Total Energy.
Transition énergétique et électrification
- L'électrification est jugée favorable par l'intervenant, surtout en France où la base énergétique est décarbonée grâce au nucléaire et aux renouvelables.
- La crise actuelle n'a pas eu d'impact majeur sur les prix de l'électricité en France grâce à une abondance d'énergie provenant des centrales nucléaires et des énergies renouvelables.
Défis liés à la transition vers les véhicules électriques
- Une réflexion sur le transport routier doit être menée au-delà de la consommation individuelle des véhicules; il faut considérer toute la chaîne logistique.
- L'intervenant met en garde contre une taxation brutale du gaz et du fioul qui pourrait affecter 12 millions de Français encore dépendants de ces sources d'énergie.
Considérations pour les zones rurales
- Un député exprime sa satisfaction quant à la présence de Total dans leur région malgré les défis rencontrés par les stations-service rurales.
- Le député souligne que Total a réussi à maintenir des prix compétitifs même avec des délais de livraison variables.
Mutualisation et accès aux carburants
- Une question est posée concernant comment Total peut prioriser l'approvisionnement dans les zones rurales où le besoin est crucial pour se déplacer au travail ou à l'école.
- L'intervenant recommande aux habitants des zones rurales d'envisager le véhicule électrique comme solution pratique, étant donné qu'ils peuvent charger chez eux.
Réflexions sur la politique commerciale et les stations-service en zones rurales
Impact de la crise sur les zones rurales
- La question des zones rurales est cruciale pour la politique commerciale post-crise, nécessitant une réflexion approfondie.
- Le coût d'approvisionnement a augmenté, tandis que les volumes de vente sont plus faibles, ce qui pose un défi pour les stations Total Énergie classiques.
Engagement envers les zones rurales
- En tant que PDG, il est essentiel de capitaliser sur l'attrait croissant des Français pour la marque et d'assurer le maintien des stations dans ces régions.
- Un engagement a été pris après la crise des Gilets jaunes avec l'ouverture d'une cinquantaine de nouvelles stations.
Développement des services dans les stations
- Les stations ne doivent pas se limiter Ă vendre du carburant; elles doivent devenir des lieux de vie et de commerce.
- Il est nécessaire d'introduire davantage de services (comme La Poste) dans ces stations pour soutenir leurs gérants financièrement.
Questions parlementaires sur la fiscalité et la stratégie financière
Taxe sur les rachats d'actions
- Une taxe a été instaurée sur les rachats d'actions, soulevant des questions quant à son impact sur la distribution des dividendes.
- L'interrogation porte également sur l'effet de cette taxe sur la politique financière globale de l'entreprise.
Performance des raffineries françaises
- Les raffineries françaises ont subi une perte significative par rapport aux autres raffineries européennes qui sont excédentaires.
- Des interrogations subsistent concernant le traitement des reports déficitaires accumulés au fil du temps.
Prix unique dans toutes les stations
- Une proposition a été faite concernant l'établissement d'un prix unique pour toutes les stations afin d'harmoniser le coût du carburant entre milieu rural et grande distribution.
Stratégies face à la concurrence et fiscalité
Concurrence avec la grande distribution
- La grande distribution utilise souvent le carburant comme produit d'appel, rendant difficile une compétition équitable avec Total Énergie.
Politique fiscale en France
- La France impose une taxe élevée sur les rachats d'actions comparativement à d'autres pays européens, ce qui influence fortement sa stratégie financière.
Choix financiers stratégiques
- Préférer s'endetter à un taux inférieur plutôt que distribuer un dividende élevé est présenté comme une décision stratégique visant à optimiser le placement financier.
Situation économique actuelle et perspectives futures
Reports déficitaires persistants
- Malgré quelques bénéfices récents, 5 milliards d'euros restent en reports déficitaires, compliquant ainsi toute perspective de retour rapide à l'équilibre financier.
Engagement vers une transition bas carbone
- L'entreprise travaille activement pour sortir certaines productions du cadre réglementaire actuel afin de favoriser une transition énergétique plus efficace.
Investissements futurs
- Un objectif ambitieux serait que 20% des investissements soient consacrés aux activités bas carbone, positionnant Total Énergie parmi peu d'entreprises respectant ce critère en Europe.
Analyse des Défis Énergétiques de Total Energy
Performance Boursière et Impact des Règles Prudentielles
- Comparaison des performances boursières : ExxonMobil a augmenté de 135% en 5 ans, tandis que Total Energy n'a progressé que de 79%, créant un écart significatif.
- La demande pour du pétrole et du gaz à prix préférentiels est contradictoire avec les attentes de responsabilité environnementale, entraînant une perte d'investisseurs institutionnels.
Questions sur la Durabilité et l'Avenir
- Interrogation sur la viabilité à long terme d'une attitude schizophrénique face aux enjeux énergétiques et environnementaux.
- Demande d'évaluation des vulnérabilités énergétiques françaises et des décisions nécessaires pour renforcer la souveraineté énergétique.
Réflexions sur l'Indépendance Énergétique
- Importance de la rentabilité pour financer l'avenir ; le débat ne doit pas opposer pouvoir d'achat et entreprises.
- Question sur l'existence d'une stratégie énergétique européenne réaliste pour garantir l'indépendance.
Problèmes Liés aux Prix du Carburant
- Proposition de rétablir une TICPE flottante pour stabiliser les prix face aux fluctuations du marché pétrolier.
- Critique concernant les bénéfices élevés de Total Energy dans un contexte où les consommateurs paient plus cher, soulevant des préoccupations éthiques.
Enjeux Sociaux et Environnementaux
- Accusations contre le projet Mozambique LNG concernant son impact environnemental majeur, avec des implications potentielles sur les droits humains.
- Questionnement sur les limites climatiques ou éthiques qui pourraient amener Total Energy à renoncer à certains projets rentables.
Perspectives Futures et Recommandations
- Discussion autour du plafonnement des prix à la pompe par Total Energy, ses effets positifs pour les consommateurs mais aussi ses conséquences négatives possibles sur le marché concurrentiel.
- Suggestions pour favoriser moins de dépendance au diesel en France tout en explorant davantage les biocarburants comme alternative.
Discussion sur la transition énergétique et les politiques fiscales
Équilibre des finances publiques
- La perte de revenus fiscaux due à la baisse des taxes sur le volume est soulignée, mais l'intervenant refuse de commenter davantage sur l'équilibre des finances publiques.
Cohérence dans la politique énergétique
- L'importance d'une cohérence entre les signaux envoyés aux consommateurs et les efforts de transition énergétique est mise en avant. Il n'est pas possible de réduire toutes les taxes tout en poursuivant une transition efficace.
Souveraineté énergétique européenne
- Critique de l'absence d'une politique européenne cohérente vers la souveraineté énergétique. L'intervenant insiste sur le besoin de maintenir les raffineries pour garantir la sécurité d'approvisionnement.
Acceptation par le consommateur
- Un problème d'échelle temporelle est identifié : il faut interroger les clients sur leur rythme d'acceptation pour la transition énergétique.
Coût des énergies décarbonées
- Les énergies décarbonées qui sont plus coûteuses ne trouvent pas preneur, ce qui pose un défi majeur pour leur adoption par le grand public.
Analyse du cadre éthique et opérationnel
Code d'éthique respecté
- Affirmation que Total Energy respecte son code d'éthique dans tous ses pays d'opération, malgré des critiques concernant certaines pratiques internationales.
Stations rurales et maillage territorial
- Discussion sur l'importance des stations rurales qui doivent développer leurs activités au-delà du carburant pour survivre économiquement.
Proposition de loi concernant la médaille honorifique du travail
Examen de la proposition de loi
- Introduction à une proposition visant à rétablir l'exemption fiscale liée à la prime accordée pour obtenir la médaille honorifique du travail, présentée comme technique mais essentielle.
Importance historique et sociale
- La médaille honore le travail depuis longtemps, récompensant l'ancienneté et les initiatives exceptionnelles des salariés, avec un lien fort au statut salarié.
Impact fiscal et social
Remise en cause du régime fiscal avantageux
- Le gouvernement propose de supprimer un régime fiscal favorable existant depuis 1948 sans justification convaincante, affectant 300 000 ménages.
Conséquences financières
- Questionnement sur pourquoi remettre en cause un dispositif bénéfique alors que son coût est marginal comparé aux besoins financiers globaux de l'État.
Réhabilitation de la valeur travail
Objectif mesuré mais significatif
- La proposition vise à récompenser loyalement le travail sans alourdir le fardeau fiscal. Elle cherche à restaurer une reconnaissance symbolique importante envers ceux qui s'engagent dans leur carrière.
Ces notes fournissent un aperçu structuré des discussions clés abordées dans le transcript, facilitant ainsi une compréhension approfondie tout en permettant une navigation rapide grâce aux timestamps associés.