Russie-Ukraine : aux origines de la guerre | Géopoliticus | Lumni

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Common Roots of Ukraine and Russia

This section discusses the common historical roots between Ukraine and Russia, tracing back to the Slavic and Orthodox state known as the Rus of Kiev.

Historical Development of Ukraine

  • The Rus of Kiev developed in the 9th century with the arrival of Vikings from Scandinavia who settled in Kiev, the current capital of Ukraine.
  • In the 16th century, western parts of Ukraine were influenced by the Republic of Two Nations, composed of Lithuania and Poland.
  • The Republic spread Catholicism and established strong ties with Western Europe.
  • Southern and western parts of Ukraine were integrated into the Russian Empire formed in 1721.
  • In 1917, during the Russian Revolution, an independent Ukrainian republic was created for five years before being reintegrated into the Soviet Union.

Stalin's Persecutions and Crimea's Transfer

This section highlights Stalin's persecutions to suppress Ukrainian nationalism and discusses Crimea's transfer to Ukraine in 1954.

Stalin's Persecutions

  • To prevent Ukrainian nationalism from emerging, Stalin carried out political persecutions.

Transfer of Crimea

  • In 1954, Soviet leader Nikita Khrushchev transferred Crimea, located in the heart of the Black Sea, to Ukraine as a symbolic gesture celebrating the reunification between Russia and Kiev.

Recent Events: Euromaidan Protests and Conflict

This section covers recent events including Euromaidan protests, Russia's annexation of Crimea, and ongoing conflict in eastern regions.

Euromaidan Protests

  • In late 2013, Ukrainian President Viktor Yanukovych refused to sign an association agreement with the European Union, leading to massive pro-European protests known as the Euromaidan movement.
  • The protests resulted in a change of power through force.

Annexation of Crimea and Conflict in Eastern Ukraine

  • In response to the Euromaidan movement, Russia annexed Crimea.
  • Russian-speaking regions in Donetsk and Luhansk declared independence, leading to a prolonged conflict with the rest of Ukraine.

Motivations and Divisions

This section explores the motivations behind Russia's actions and the divisions within Ukraine.

Motivations

  • For Ukraine, losing territories means parting with valuable parts of its territory economically and humanly.
  • For Russia, relinquishing control over Ukraine risks Western alliances expanding up to its borders. Vladimir Putin's motivations are also symbolic, emphasizing historical roots between Russia and Ukraine.

Divisions within Ukraine

  • The Ukrainian population remains divided.
  • Northern and western regions predominantly speak Ukrainian and favor integration into the European Union and NATO.
  • Southern and eastern regions, mainly Russian-speaking, are more open to integration within Moscow's proposed cooperation space with former Soviet republics.
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Guerre Ukraine-Russie 🗺 : comment en est-on arrivé là ? Explications avec #Géopoliticus. #Russie #URSS #Géopolitique #Education + d'épisodes de Géopoliticus 👉 https://cutt.ly/gAoLAF9 Abonne-toi ! 👉 http://bit.ly/2QLeh5V L’Ukraine et la Russie trouvent des racines communes dans un même État slave et orthodoxe : le Rus de Kiev. Celui-ci se développe au IXe siècle grâce aux vikings venus de Scandinavie qui s’installent à Kiev, l’actuelle capitale de l’Ukraine. Au XIVe siècle, la partie ouest de l’Ukraine va être marquée par l’influence de la République des Deux Nations, composée de la Lituanie et de la Pologne. Elles diffusent le catholicisme et créent un lien fort avec l’ouest européen. Les parties Sud et Est vont, elles, être intégrées dans l’empire de Russie, formé en 1721. 2 siècles + tard, en 1917, pendant que la Russie sombre dans la Révolution de février, une première République indépendante d’Ukraine est créée pendant 5 ans, avant d’être réintégrée à l’Union soviétique. Pour Moscou, l’Ukraine est un territoire stratégique qui fournit énormément de céréales depuis l’époque impériale, ainsi que des minerais précieux à l’industrialisation de l’Union soviétique. Pour éviter toute émergence d’un sentiment nationaliste ukrainien, Staline multiplie les persécutions politiques. En 1954, le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev offre la Crimée, région située au cœur de la mer Noire, à l’Ukraine. Un symbole pour célébrer les 300 ans de la réunification entre la Russie et Kiev. Ainsi, à la chute de l’URSS, en 1991, l’Ukraine devient un État indépendant dans ses frontières actuellement reconnues. La population ukrainienne reste partagée. Les habitants du nord et de l’ouest, qui parlent majoritairement la langue ukrainienne, sont favorables à l’intégration dans l’Union européenne et souhaitent rejoindre l’alliance militaire de l’Otan. Les habitants du Sud et de l’Est, principalement russophones, sont plus ouverts à une intégration dans l’espace de coopération que Moscou essaie de bâtir avec les anciennes Républiques soviétiques. Fin 2013, le président ukrainien Viktor Ianoukovytch, favorable à la Russie, refuse de signer l’accord d’association avec l’Union européenne. Des centaines de milliers de manifestants pro-européens lancent une révolution et reprennent le pouvoir par la force. En réaction, la Russie prend le contrôle de la Crimée. Un peu plus au nord-est, les régions russophones de Donetsk et Lougansk, dans le Donbass, décrètent leur indépendance. Soutenues par la Russie, elles entrent dans une guerre durable avec le reste de l’Ukraine. Pour l’Ukraine, accepter de perdre des régions entières, c’est se séparer de parties précieuses de son territoire sur le plan économique et humain. Pour la Russie, renoncer à contrôler l’Ukraine, c’est prendre le risque de voir son adversaire occidental développer ses alliances jusqu’à ses frontières. La motivation de Vladimir Poutine est aussi symbolique : le président russe a multiplié les références aux racines historiques de l’Ukraine et au prince Vladimir 1er, leader historique pour les deux pays, dont il se rêve en héritier.