Penser la radicalisation djihadiste. Acteurs, théories, mutations

Penser la radicalisation djihadiste. Acteurs, théories, mutations

Introduction au livre sur la radicalisation

  • Présentation d'un livre complet sur la radicalisation des djihadistes et les efforts d'éradicalisation.
  • Référence à un débat entre Gilles Kepel et Olivier Roy sur la radicalisation de l'Islam.
  • Le livre refuse toute explication monocosale du phénomène djihadiste.

Motivations des djihadistes

  • Les motivations sont analysées à travers un "pentagone de la djihadisation" : dévotion, émotion, politisation, manipulation et pulsion.
  • Préférence pour une dynamique de parcours plutôt qu'une approche figée par profil.
  • Panorama théorique incluant le contexte géopolitique et religieux du phénomène.

Analyse sociologique et militaire

  • Étude du recrutement djihadiste et critique de la littérature existante.
  • Chapitre original sur le djihadisme vu à travers le prisme militaire.
  • Introduction historique au salafisme et au djihadisme depuis le 11 septembre jusqu'à Daesh.

Déradicalisation et engagement

  • Discussion sur les efforts de déradicalisation, appelés désengagement par l'auteur.
  • Importance des conférences données dans une prison avec un quartier de prévention de la radicalisation.
  • Présentation d'Eliamine comme expert en radicalisation avec plusieurs projets nationaux.

Contexte académique d'Eliamine

  • Eliamine est maître de conférence au CNAM, spécialisé en sécurité et défense.
  • Son parcours inclut une thèse sur l'engagement des jeunes issus de l'immigration dans les armées françaises.

Comprendre la radicalisation djihadiste

Analyse des phénomènes

  • La radicalisation djihadiste est un phénomène complexe mêlant sociologie, psychologie et géopolitique.
  • Il existe une abondance de littérature sur le sujet, mais peu d'études académiques intégrant géopolitique et psychologie.
  • L'objectif est de produire un ouvrage qui agrège ces dimensions variées.

Dualité théorique

  • Le débat français se divise entre Gilles Kepel (radicalisation islamique) et Olivier Roy (isémitation de la radicalité).
  • Sur le terrain, le phénomène apparaît plus hétérogène que cette dualité simpliste.
  • Mon travail repose sur des interviews en prison et auprès de personnes sous-main de justice.

Approche pratique

  • En tant que formateur pour les professionnels pénitentiaires, j'ai pu intégrer le champ carcéral.
  • J'ai participé à des programmes éducatifs abordant divers sujets comme la laïcité et la géopolitique.
  • Une enquête sur l'aumônerie musulmane a également enrichi mes recherches.

Dimensions du désengagement

Parcours de radicalisation

  • Les parcours incluent une dimension théorique avec des angles morts dans chaque théorie.
  • Le "Pentagone théorique" englobe dévotion, émotion, politisation, manipulation et pulsion.

Rôle du religieux

  • La dévotion implique des jeunes attirés par le djihadisme via le salafisme.
  • Des penseurs influents comme Ibn Taimiya et Abou Bakr Naji ont façonné leur vision du monde.

Stratégies d'attaque

  • Les stratégies sont asymétriques : attaquer l'Occident par tous les moyens disponibles.
  • Utiliser les communautés musulmanes en Occident pour créer un conflit interne est une tactique clé.

Radicalisation et parcours individuel

Processus de radicalisation

  • Un jeune commence à fréquenter la mosquée, s'isolant progressivement de sa famille.
  • Il refuse d'assister à l'enterrement de sa grand-mère et se coupe du milieu familial.
  • Sa mère observe son cheminement vers le djihadisme, qui se termine tragiquement en Syrie.

Contexte social et émotionnel

  • La radicalité sociale est plus importante que l'apprentissage religieux chez ces jeunes.
  • Ces jeunes proviennent souvent de milieux défavorisés avec des échecs scolaires et professionnels.
  • Ils ressentent un décalage identitaire, ne se sentant pas pleinement Français.

Identité et recrutement

  • Le djihadisme offre une identité claire aux jeunes en quête de certitude.
  • Les jeunes des DOM-TOM vivent également ce sentiment d'être considérés comme des Français de seconde zone.
  • Beaucoup souffrent de failles identitaires, affectives ou narcissiques.

Perception des parents et culture religieuse

  • Certains jeunes méprisent leurs parents qu'ils jugent trop dociles face à la société.
  • L'islam pratiqué par les immigrés est souvent perçu comme folklorique par rapport à l'islam puriste.
  • Cette dissymétrie culturelle crée un fossé entre différentes pratiques islamiques.

Échec personnel et attrait du djihadisme

  • Les jeunes en situation d'échec trouvent dans le djihadisme une valorisation personnelle.
  • Le djihadisme leur promet une place élevée parmi les croyants, remplaçant leur image dégradée.

Cas exemplaire : Adèle Kermiche

  • Adèle Kermiche illustre le manque de connaissance religieuse chez certains radicaux malgré leur engagement violent.

Radicalité sociale et expérience carcérale

  • La radicalité sociale est souvent liée à des expériences en prison, où la haine de la société se développe.
  • Les jeunes adoptent une vision binaire du monde, opposant "eux" (les oppresseurs) à "nous" (les opprimés).
  • Cette matrice cognitive peut inclure des identifications variées, comme les colonisateurs ou les riches contre les racisés.

Recrutement djihadiste et matrices cognitives

  • Les recruteurs exploitent cette division binaire pour attirer de nouveaux membres au djihadisme.
  • Le djihadisme est perçu comme une lutte entre musulmans et mécréants, renforçant l'adhésion au mouvement.
  • L'émotion et la dévotion sont importantes, mais il existe aussi une dimension politique dans ce phénomène.

Politisation et contre-violence

  • Les politiques impérialistes occidentales génèrent une contre-violence dans le monde musulman.
  • Des échecs militaires comme en Afghanistan alimentent le ressentiment envers l'Occident.
  • Le djihadisme pourrait être considéré comme un produit de cette violence originelle.

Construction d'un savoir militant

  • Certains jeunes construisent un savoir militant par des apprentissages politiques et physiques.
  • L'État islamique est vu différemment dans le monde arabo-musulman, représentant une utopie politique.
  • Pour beaucoup, l'État islamique incarne l'espoir d'une société égalitaire sans corruption.

Liens entre islamisme et idéologies extrêmes

  • L'effondrement des idéologies de gauche peut renforcer l'attraction pour l'islamisme dans certains quartiers populaires.
  • Islamisme et communisme partagent des visions d'égalitarisme malgré leurs différences fondamentales.
  • Des individus peuvent évoluer vers le militantisme en cherchant à avoir un impact social significatif.

Cheminement personnel vers le djihadisme

  • Un jeune nommé Mehdi commence par le militantisme propalestinien avant de chercher un engagement plus fort.

Les enjeux du djihadisme

Contexte et motivations

  • Forza évoque que certains jeunes musulmans se sentent comme des sous-citoyens en France, ce qui les pousse à revendiquer une vraie citoyenneté.
  • Un militant lié à Al-Qaïda discute de la politisation des jeunes face à l'impérialisme occidental, montrant une réflexion intellectuelle plus profonde.

Techniques de recrutement

  • Le djihadisme est abordé comme une emprise mentale, avec un focus sur les techniques de recrutement innovantes utilisées par des groupes comme le Daesh.
  • Utilisation d'algorithmes pour cibler des jeunes intéressés par l'humanitaire, envoyant des vidéos et récitations pour créer un lien émotionnel.

Stratégies d'influence

  • Les recruteurs utilisent des images choquantes de souffrances musulmanes pour provoquer un choc émotionnel chez les jeunes.
  • Comparaison avec le recrutement militaire : créer une émotion forte pour attirer l'attention des jeunes.

Mécanismes d'emprise mentale

Processus de manipulation

  • Répétition de versets coraniques et anachides pour renforcer la solidarité entre croyants et créer un sentiment d'appartenance.
  • La culpabilité peut être exploitée : voir des souffrances musulmanes incite certains à agir malgré leur hésitation initiale.

Exemples concrets

  • La filière Canne Torcy montre comment un groupe a tenté d'attaquer une épicerie cacher, illustrant l'influence d'un gourou sur ses membres.
  • Anas Jérémy Lucidet est présenté comme un leader charismatique qui fascine les jeunes autour de lui.

Réseaux de recrutement

Cas spécifiques

  • Kevin, interviewé en prison, illustre comment certaines personnes peuvent être facilement influencées par des figures charismatiques.
  • Omar Diaby est identifié comme le principal recruteur en France ; son fast-food devient un lieu clé pour le recrutement.

Influence sociale

Manipulation et Influence

  • La configuration des jeunes influençables autour d'un gourou, souvent pour compenser des carences narcissiques.
  • Kévin, un détenu fragile, montre l'impact de la manipulation en prison.
  • Création d'un cordon de protection pour éviter la radicalisation face aux islamistes.

Fatigue Physique et Contrôle

  • L'État islamique utilise la fatigue physique pour influencer les jeunes via sous-alimentation et isolement.
  • Le groupe empêche les jeunes de sortir de leur insularité cognitive, augmentant leur vulnérabilité à l'influence.
  • Comparaison avec l'armée : fatigue physique utilisée pour imprimer un message idéologique.

Pulsions et Territoire

  • L'État islamique a créé un califat, offrant un contrôle total sur le territoire et ses habitants.
  • Les pulsions sexuelles et lucratives sont exploitées dans ce système religieux et juridique.
  • Exemples de pulsions meurtrières chez les djihadistes, illustrant leur fascination pour la violence.

Sociologie des Djihadistes

  • Analyse du paradigme idéologique derrière le djihadisme de l'État islamique.
  • La socialisation religieuse n'est pas toujours présente chez ceux qui rejoignent le jihad.
  • Plus de jeunes issus de délinquance que ceux ayant une formation religieuse solide.

Déconnexion Sociologique

  • Autonomisation au sein du djihadisme : mélange d'individus diversifiés dans leurs croyances initiales.
  • Continuum idéologique mais déconnexion sociologique difficile à saisir par les autorités.

La connaissance religieuse et le djihadisme

  • Les leaders djihadistes sont souvent ceux qui maîtrisent le Coran et la langue arabe.
  • L'approche émotionnelle du djihadisme, comme décrite par Olivier Roy, aide à comprendre les jeunes attirés par cette idéologie.
  • Le djihadisme est perçu comme une contestation idéologique parmi d'autres mouvements tels que l'extrême gauche.

Victimisation des populations musulmanes

  • Les djihadistes partagent l'idée que les musulmans sont victimes des politiques occidentales.
  • Peu de jeunes ont un parcours militant solide; beaucoup agissent sous l'effet de groupe.
  • L'émulation entre pairs joue un rôle dans la radicalisation des jeunes.

Limites de l'analyse sur la violence

  • La violence n'est pas toujours une réponse mécanique; des pays non interventionnistes ont aussi été touchés.
  • Des études montrent qu'il n'y a pas de surreprésentation de Franco-algériens dans les groupes djihadistes.
  • Une grande partie des djihadistes sont des convertis, éloignés des stéréotypes habituels.

Manipulation et motivations

  • La majorité des jeunes partis en zone djihadiste l'ont fait volontairement, sans manipulation extérieure.
  • Pour beaucoup, le but ultime était la mort en martyr plutôt que la satisfaction de pulsions immédiates.
  • Le désengagement nécessite une approche adaptée selon les contextes individuels et sociaux.

Conclusion et réflexions finales

Discussion sur la radicalisation et la santé mentale

Concepts théoriques et approche multidimensionnelle

  • L'auteur cherche à éviter le sensationnalisme dans son ouvrage, en intégrant des extraits d'interviews.
  • Il refuse l'idée d'un facteur dominant dans la radicalisation, soulignant l'importance de multiples facteurs.

Problèmes psychiatriques chez les djihadistes

  • Une analyse erronée de la radicalisation peut mener à des pratiques inappropriées d'éradicalisation.
  • Les coûts élevés des soins psychiatriques poussent souvent l'État à emprisonner plutôt qu'à traiter ces individus.

Sur-représentation en prison

  • La majorité des djihadistes n'ont pas de problèmes psychiatriques, mais un pourcentage significatif souffre de troubles psychologiques.
  • Le système pénitentiaire remplace souvent les soins psychiatriques, ce qui complique le désengagement.

Questions sur les femmes et la famille

Rôle des femmes dans la radicalisation

  • Des questions sont posées sur les motivations des femmes ayant rejoint des groupes extrémistes.
  • L'échec des centres d'éradicalisation est également abordé.

Influence familiale

  • La famille joue un rôle crucial dans le processus de radicalisation, notamment chez les convertis.
  • Les crises familiales peuvent être un facteur déterminant pour rejoindre ces mouvements.

Phénomène de féminisation

La représentation des femmes dans le contexte capitalistique

  • Un grand nombre de femmes exposées à des fins capitalistiques ont subi des traumatismes tels que viol ou inceste.
  • Il existe un lien entre ces blessures intimes et la recherche d'une sécurité promise par une mouvance.
  • Les valeurs respectueuses des femmes dans certains discours contrastent avec la perception occidentale.

Rôles assignés aux femmes dans les mouvements extrémistes

  • Les femmes sont souvent cantonnées à des rôles de mères et épouses, malgré leur potentiel pour la violence.
  • Le désengagement est préféré à l'éradication des idées radicales, car il est plus réalisable.
  • Des médiateurs religieux aident les individus à refuser toute action violente tout en conservant leurs idées.

Dévotion et radicalisation

  • La dévotion est problématique car elle implique une interprétation religieuse stricte au nom du Coran.
  • Mobiliser un médiateur religieux pour discuter de la foi nécessite un travail hermétique sur le discours religieux.
  • L'importance d'avoir des acteurs bien formés en connaissances religieuses pour guider ce processus.

Cartographie actuelle des détenus liés au terrorisme

  • Actuellement, 510 détenus sont liés au terrorisme islamiste, dont 250 revenants de Syrie.
  • Des jeunes tentant d'intégrer les zones de combat échouent ou font l'apologie du terrorisme avant d'être neutralisés.
  • Le désengagement se produit aussi en milieu ouvert après la sortie de prison, avec suivi judiciaire.

Programmes de réhabilitation post-détention

  • Des programmes comme "paire" visent à déconstruire les concepts du califat et du djihad pour les détenus.
  • La majorité des détenus sont francophones, facilitant ainsi les échanges lors des discussions.

Comprendre le phénomène des convertis

  • La notion de vivre et mourir dans le charme est liée à l'accès direct au Paradis, mais c'est un phénomène rare.
  • Les familles dysfonctionnelles existent chez les convertis et non-convertis, sans différence marquée entre les deux groupes.
  • Les radicalisés sont souvent attirés par des conflits militaires, ce qui soulève des questions sur la responsabilité de ces conflits.

Sentiment d'exclusion et rhétorique de la vengeance

  • Un sentiment partagé d'être sous-citoyens en France et une domination occidentale sur le monde musulman.
  • La rhétorique de la vengeance est présente dans plusieurs actes terroristes, comme ceux de Mohamed Merah.
  • Cette rhétorique se retrouve également dans divers mouvements extrémistes, y compris l'extrême gauche et droite.

Sacrifice et héroïsation

  • L'idée du sacrifice héroïque est courante parmi les jeunes radicalisés, cherchant à conserver leur honneur.
  • Une comparaison avec des mouvements historiques montre que l'opposition générationnelle existe aussi aujourd'hui.
  • Le recrutement dans l'extrême gauche était plus intellectuel comparé aux motivations émotionnelles actuelles.

Radicalisation et parcours criminels

  • La construction intellectuelle des jeunes radicalisés semble plus fragile que celle observée dans les mouvements extrêmes passés.
  • Les attentats de 1995 montrent un terroriste hybride dont le parcours reflète une stigmatisation sociale forte.

Différences entre le GIA et Al-Qaïda

  • Le GIA était lié à une mouvance politique avec des acteurs ayant une culture politique solide.
  • Les membres du GIA étaient souvent algériens, arabisants et connaissaient les textes religieux, contrairement à Al-Qaïda qui avait des parcours plus variés.
  • Bien qu'il y ait des points communs comme le projet de califat, il existe d'importantes différences sociologiques.

Idéologie de l'extrême gauche et djihadisme

  • La politisation est liée à la manipulation idéologique dans l'extrême gauche.
  • L'extrême gauche cherche des victimes de l'oppression sociale et politique.
  • André Olivier, militant d'Action directe, incarcéré depuis 1987, refuse de se repentir.

Interactions en prison

  • André Olivier gère une bibliothèque en prison où il interagit avec d'autres détenus.
  • Un jeune détenu voulait rejoindre un groupe djihadiste en Arabie Saoudite, illustrant les interactions uniques en prison.
  • Olivier se reconnaît dans certains militants mais rejette leur méthode violente.

Méthodologie et violence

  • Olivier critique la violence aveugle visant des civils comme contreproductive pour la cause.
  • Cette violence peut aliéner le soutien populaire envers les causes militantes.
  • Il souligne que même si les objectifs peuvent converger, les méthodes doivent diverger.

Réflexions sur le conflit israélo-palestinien

  • Les attentats sont jugés inacceptables moralement et politiquement par Olivier.
  • Une discussion avec des détenus révèle une prise de conscience sur l'inefficacité de la violence aveugle.
  • Comparaison avec l'IRA montre que la violence peut renforcer l'opposition plutôt que d'attirer du soutien.

Complexité du phénomène djihadiste

  • Même au sein d'Al-Qaïda, il y a reconnaissance que la violence indiscriminée nuit à leur cause.

Conflits et Radicalisation

Contexte des conflits

  • Le militantisme en Syrie et en Irak contre le Hezbollah, qui soutient Bachar el-Assad.
  • Israël collabore avec la Russie pour frapper les forces iraniennes en Syrie.

Approches de la radicalisation

  • Question sur les courants de pensée influents parmi les décideurs pénitentiaires concernant la radicalisation djihadiste.
  • Les administrations pénitentiaires adoptent une approche pragmatique, tandis que le ministère de l'Intérieur a des orientations idéologiques problématiques.

Évolution des théories

  • Dounia Bouzar impose une vision du djihadisme comme emprise mentale depuis 2015.
  • L'approche actuelle se concentre sur le salafisme, ce qui peut être inefficace et contre-productif.

Impact du discours djihadiste

  • La chute du Califat pourrait influencer le discours des djihadistes, mais leur logique reste millénariste.
  • Diversité dans les réactions face à la déception liée au Califat; certains veulent continuer le combat d'une autre manière.

Déradicalisation et islamophobie

  • La déradicalisation est perçue comme un business par certains acteurs.
  • L'humiliation ressentie par certains musulmans est exacerbée par une islamophobie croissante sur les réseaux sociaux.

Statistiques et perception publique

  • Les médias amplifient la peur autour des crimes liés aux immigrés tout en ignorant ceux commis par des Français de souche.

Responsabilité collective dans la lutte contre l'islamophobie

  • La responsabilité de lutter contre l'islamophobie incombe à tous, pas seulement aux responsables politiques.
  • La scène politique s'est droitisée au cours de la dernière décennie, influençant les discours publics.
  • La grande mosquée porte plainte contre Houellebecq, mais retire sa plainte après un dialogue avec des institutions juives.

Déconnexion entre musulmans et institutions

  • Il existe une déconnexion structurelle entre les Français de confession musulmane et leurs institutions.
  • Les institutions musulmanes reculent face à la pression des institutions juives, illustrant une dynamique complexe.
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Midi de l'iReMMO - Penser la radicalisation djihadiste. Acteurs, théories, mutations 13 janvier 2023 L'iReMMO vous remercie pour votre fidélité et vous rappelle que toutes les vidéos sont en libre accès. Pour nous permettre de continuer à vous offrir des contenus gratuits, vous pouvez soutenir la chaîne: https://fr.tipeee.com/iremmo https://www.lilo.org/iremmo/ Présentation du livre d'Elyamine Settoul, "Penser la radicalisation djihadiste: acteurs, théories, mutations" (PUF, 2022) Rencontre avec : Elyamine Settoul, maître de conférences au Conservatoire national des arts et métiers et docteur en sciences politiques de l’Institut d’études politiques de Paris (2012). Ses recherches s’articulent autour des questions de sécurité/défense, des thèmes liés à l’ethnicité et les phénomènes migratoires ainsi que les phénomènes de radicalisation. Il a participé à de multiples projets nationaux et internationaux et est expert sur les phénomènes de radicalisation auprès de multiples acteurs (observatoire des radicalisations, ministères, collectivités territoriales, administration pénitentiaire, etc.) Il a créé et dirige le certificat de spécialisation Prévention de la radicalisation du Cnam Paris. Il a récemment publié "Radicalization in theory and practice: understanding religious violence in Western Europe" (avec Thierry Balzacq, Michigan University Press, 2022). Modération: Dominique Vidal, historien et journaliste. Pour acheter le livre d'Elyamine Settoul : "Penser la radicalisation djihadiste: acteurs, théories, mutations" (PUF, 2022) - https://bit.ly/3E6d68X https://iremmo.org/rencontres/penser-la-radicalisation-djihadiste-acteurs-theories-mutations/ Suivez nos évènements sur les réseaux sociaux Facebook : https://www.facebook.com/institutiremmo Twitter : https://www.twitter.com/IiReMMO Instagram : https://www.instagram.com/institutiremmo/ LinkedIn : https://www.linkedin.com/company/iremmo Spotify : iReMMO Soutenez notre chaîne Tipeee : https://fr.tipeee.com/iremmo Lilo : https://www.lilo.org/fr/iremmo/ HelloAsso : https://www.helloasso.com/associations/iremmo/formulaires/2/widget @editionspuf