La Masterclasse de Cédric Klapisch - France Culture

La Masterclasse de Cédric Klapisch - France Culture

Master Class avec Cédric Klapisch

Aperçu de la section: Dans cette master class, nous allons découvrir comment Cédric Klapisch fabrique ses films et comment sa filmographie s'est construite au fil du temps.

Le rapport intime et sentimental au cinéma

  • Les films marquants créent un lien intime avec les spectateurs.
  • Les souvenirs de visionnage des films de Cédric Klapisch sont souvent évoqués par les spectateurs.
  • Certains se sont identifiés aux personnages et aux sujets traités dans les films.
  • Cédric Klapisch cherche à toucher le public en transmettant des émotions à travers ses films.

Le choix du cinéma comme moyen d'expression

  • Cédric Klapisch avait une hésitation entre la photographie et le cinéma.
  • Il a finalement choisi le cinéma pour sa capacité à raconter des histoires et véhiculer des émotions.
  • La notion de récit l'a particulièrement intéressé dans sa décision de devenir réalisateur.

Les influences et les débuts dans le cinéma

  • Au début, il cherchait à écrire des petites histoires plutôt que des grandes histoires.
  • Son premier film "Le Péril Jeune" était basé sur son expérience personnelle au lycée.
  • Il a été influencé par des réalisateurs tels que Martin Scorsese.

Conclusion

Cédric Klapisch cherche à créer un lien intime avec les spectateurs en transmettant des émotions à travers ses films. Son choix du cinéma comme moyen d'expression lui permet de raconter des histoires et de toucher le public. Ses débuts dans le cinéma ont été marqués par des influences et une volonté d'écrire des petites histoires personnelles.

La banalité et le quotidien

Dans cette section, le réalisateur parle de son intérêt pour la banalité et le quotidien. Il explique comment il cherche à rendre intéressantes des choses qui peuvent sembler insignifiantes au départ.

L'importance de saisir la banalité

  • Le réalisateur considère que l'intérêt réside dans la capacité à rendre intéressantes des choses qui sont initialement inintéressantes.
  • Son approche réaliste lui permet de trouver quelque chose d'intéressant en parlant de la réalité.
  • En France, il existe une tradition littéraire axée sur la description de la réalité, contrairement à d'autres pays comme l'Angleterre où l'imaginaire est plus prédominant.

Saisir la réalité à travers les images

  • Le réalisateur a commencé avec la photographie, ce qui lui a appris à voir l'intérêt dans des choses apparemment insignifiantes.
  • Il cherche à créer un langage cinématographique avec des éléments chaotiques et insignifiants.
  • "Le Péril Jeune" est un exemple où il explore cette idée en capturant l'esprit de la jeunesse invisible mais prenante.

Un cinéma générationnel

  • Les films du réalisateur reflètent les questions et les préoccupations d'une génération donnée.
  • Ils abordent des thèmes tels que l'europe, le chômage, l'engagement et l'héritage.
  • Le réalisateur reconnaît qu'il a fait un cinéma générationnel sans nécessairement le vouloir.

Observer par la fenêtre

Dans cette section, le réalisateur discute de son approche d'observation et de sa relation avec l'acteur Romain Duris.

L'observation par la fenêtre

  • Le réalisateur utilise souvent des personnages qui observent par la fenêtre dans ses films.
  • Il a lui-même l'impression d'avoir observé par la fenêtre pour créer ses histoires.
  • Cette approche permet de capturer des moments de vie authentiques.

Romain Duris comme double

  • Romain Duris est souvent présent dans les films du réalisateur, jouant des personnages qui semblent être un reflet de lui-même.
  • Le réalisateur a vu Romain Duris grandir à travers ses films, créant ainsi une sorte de lien entre eux.
  • La phrase "Je regarde les autres vivre" résume bien cette idée d'observation et d'identification.

Conclusion

Le réalisateur exprime son intérêt pour la banalité et le quotidien, cherchant à rendre intéressantes des choses apparemment insignifiantes. Son approche réaliste lui permet de saisir l'esprit d'une génération donnée et il utilise souvent des personnages qui observent par la fenêtre pour créer des moments authentiques.

Être observateur et fabriquer quelque chose

Dans cette section, le réalisateur parle de l'importance d'être observateur en tant que réalisateur et de la nécessité de transformer ces observations en quelque chose de concret.

Le rôle d'être observateur

  • En tant que réalisateur, il est essentiel d'être observateur.
  • Il ne suffit pas seulement d'observer, mais aussi de créer quelque chose à partir de ces observations.

La fabrication à partir des observations

  • Le réalisateur choisit les moments qu'il souhaite utiliser dans ses films.
  • Il y a un processus intime où les désirs et les intuitions se cristallisent autour d'un sujet ou d'un scénario.

La sélection des sujets et l'intuition

Dans cette section, le réalisateur aborde le processus de sélection des sujets pour ses films et comment il fait confiance à son intuition pour prendre ces décisions.

Processus intuitif

  • Le choix des sujets pour les films est souvent basé sur l'intuition.
  • Il est difficile d'expliquer pourquoi une idée spécifique vient à l'esprit à un moment donné.

Les désirs et intuitions qui se cristallisent

Cette section met en évidence le fait que les désirs et les intuitions du réalisateur se cristallisent autour d'un sujet ou d'un scénario spécifique pour un film.

Processus intime

  • Les désirs et les intuitions du réalisateur se manifestent autour d'un sujet ou d'un scénario spécifique.
  • Ce processus est extrêmement intime et peut prendre du temps à comprendre pleinement.

L'inspiration pour le premier film

Dans cette section, le réalisateur parle de l'inspiration derrière son premier film et comment il est venu avec l'idée pour celui-ci.

Le premier film

  • Le premier film du réalisateur s'appelle "Rien du tout".
  • L'idée pour ce film est venue d'une expérience personnelle où il travaillait dans des entreprises en écrivant des scénarios qui correspondaient aux demandes de ces entreprises.

Utiliser la mode du management participatif

Cette section met en évidence comment le réalisateur a utilisé la tendance du management participatif comme base pour son premier film "Rien du tout".

Écrire des scénarios pour les entreprises

  • À l'époque, il y avait une tendance au management participatif dans les entreprises.
  • Le réalisateur a écrit des scénarios basés sur cette tendance, ce qui lui permettait de créer un lien avec les employés de ces entreprises.

Les petits riens du quotidien

Dans cette section, le réalisateur explique comment il a utilisé les petits détails insignifiants de la vie quotidienne comme éléments clés dans ses films.

Les petits riens

  • Le réalisateur utilise les petits détails insignifiants de la vie quotidienne comme matériau pour ses films.
  • Ces petits riens peuvent finalement avoir un impact significatif sur l'histoire et les personnages.

Écrire des dialogues réalistes

Cette section met en évidence la façon dont le réalisateur écrit des dialogues réalistes qui reflètent la vie quotidienne et les différentes professions.

Dialogues réalistes

  • Le réalisateur s'inspire de son observation de la réalité pour écrire des dialogues réalistes.
  • Il a interviewé des personnes travaillant dans différents domaines pour obtenir une compréhension approfondie de leurs expériences et utiliser ces informations dans ses films.

Des phrases absurdes et surprenantes

Dans cette section, le réalisateur parle de l'écriture de phrases absurdes et surprenantes dans ses films, qui ajoutent une dimension comique ou inattendue aux dialogues.

Phrases absurdes

  • Le réalisateur aime inclure des phrases absurdes dans ses films pour créer un effet comique ou inattendu.
  • Ces phrases peuvent être déconcertantes pour les personnages, mais elles ajoutent également une touche d'originalité à l'histoire.

L'importance du travail journalistique

Cette section souligne l'importance du travail journalistique effectué par le réalisateur pour recueillir des informations précises sur différents sujets avant de les intégrer dans ses films.

Travail journalistique

  • Le réalisateur effectue un travail journalistique approfondi avant de commencer à écrire ses scénarios.
  • Il mène des interviews avec des experts ou des personnes impliquées dans les sujets qu'il souhaite aborder dans ses films.

Interviewer des vignerons et des notaires

Dans cette section, le réalisateur explique comment il a interviewé des vignerons et des notaires pour obtenir des informations précises sur les problèmes de famille et de transmission, qui ont été utilisées dans son film "Ce qui nous lie".

Interviews avec des experts

  • Le réalisateur a interviewé de nombreux vignerons et notaires pour comprendre les problèmes liés à la famille et à la transmission.
  • Ces interviews ont fourni une base solide pour l'écriture du scénario de son film "Ce qui nous lie".

Le monde du lycée et la quête existentielle de Chloé

Dans cette partie, le réalisateur parle du film "Chacun cherche son chat" et de la transition du quartier Bastille à Paris.

Le monde du lycée et la transformation de Bastille (0:16:43 - 0:17:23)

  • Le film "Chacun cherche son chat" aborde le sujet apparemment dérisoire de la perte d'un chat, qui devient une quête existentielle pour Chloé.
  • Le quartier Bastille à Paris a connu une transformation importante à cette époque, passant d'un quartier ouvrier à un quartier branché.
  • Les usines sont devenues des lofts et les bars ont changé, notamment dans la rue de Lappe.
  • Les bars de la rue de la Roquette et Sharon sont arrivés à ce moment-là.

La transition entre deux mondes (0:18:00 - 0:18:31)

  • Le réalisateur voulait parler de cette transition entre les branchés et le vieux Paris, sans juger l'un ou l'autre.
  • Il y avait un dialogue entre une jeune fille de 23 ans comme Chloé et les habitants plus âgés du quartier, comme Madame Renée.
  • Madame Renée incarne un esprit de résistance et une nostalgie du vieux Paris dans plusieurs films du réalisateur.

La mise en scène pour donner du sens (0:20:05 - 0:21:10)

  • La création d'histoires et de films implique l'utilisation des observations personnelles pour témoigner d'une réalité.
  • Le réalisateur parle de la mise en sens plutôt que de la mise en scène, où il donne du sens à des éléments bruts et chaotiques.
  • Par exemple, la rue de Charonne dans "Chacun cherche son chat" prend un sens lorsqu'elle est cadrée et intégrée à l'histoire.

Madame Renée et l'esprit de résistance

Dans cette partie, le réalisateur discute du personnage récurrent de Madame Renée et de son rôle représentant l'esprit de résistance et la nostalgie du vieux Paris.

L'incarnation de l'esprit de résistance (0:18:31 - 0:18:49)

  • Madame Renée, interprétée par Garance Clavel, représente le Paris d'Arletty et incarne un esprit de résistance.
  • Elle évoque une forme de gouaille chaleureuse qui existait autrefois dans les rues animées où les gens vivaient en communauté.

La tension entre nostalgie et légèreté (0:18:49 - 0:19:09)

  • Le personnage de Madame Renée représente également une certaine nostalgie du vieux Paris, mais avec une légèreté présente dans la plupart des films du réalisateur.
  • Il y a une tension entre cette nostalgie et le désir d'évoluer avec la modernité.

Le processus créatif et la mise en sens

Dans cette partie, le réalisateur parle du processus créatif lorsqu'il transforme ses observations en histoires filmées et de la mise en sens plutôt que de la mise en scène.

Le processus de transformation (0:20:25 - 0:20:48)

  • Lorsqu'on crée des histoires et des films, on utilise sa vie et ses observations comme matériau brut.
  • Ensuite, il faut témoigner de cette réalité en mettant en scène les éléments choisis pour véhiculer du sens.

La mise en sens plutôt que la mise en scène (0:20:48 - 0:21:10)

  • Le réalisateur préfère parler de la mise en sens plutôt que de la mise en scène.
  • Il donne du sens à des éléments bruts et chaotiques, comme une rue qui ne signifie rien jusqu'à ce qu'elle soit cadrée et intégrée à une histoire.

Trouver le sens pendant le montage

Dans cette partie, le réalisateur parle du processus créatif où le sens se révèle souvent lors du montage final du film.

La recherche constante (0:21:28 - 0:21:49)

  • Pendant tout le processus créatif, on ne sait pas toujours ce que l'on cherche exactement.
  • Le sens se révèle souvent lors du montage final du film, lorsque les choix sont faits pour mettre en valeur les éléments réels et donner un sens global à l'histoire.

Les films et la collaboration avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri

Dans cette section, le conférencier parle de son expérience dans l'industrie du cinéma et de sa collaboration avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri.

Collaboration avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri

  • La collaboration avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri a été très positive.
  • Ils ont travaillé ensemble pendant cinq mois sur l'adaptation d'une pièce de théâtre.
  • Le conférencier a appris à écrire un scénario en travaillant avec eux.
  • Il a trouvé génial d'être avec eux et d'apprendre en les observant travailler.

Transposition du théâtre au cinéma

  • Le conférencier a joué dans une pièce de théâtre pendant neuf mois avant de décider de la transposer au cinéma.
  • Il a visionné plusieurs fois la pièce au théâtre pour réfléchir à comment rendre l'histoire cinématographique.
  • Il s'est inspiré du cinéma asiatique pour créer une esthétique visuelle spécifique dans le film.
  • Certaines scènes ont été transformées pour mieux correspondre au langage cinématographique.

Les groupes et les associations libres dans les films

Dans cette section, le conférencier discute de son intérêt pour les groupes et les associations libres dans ses films.

Importance des groupes dans les films

  • Les films du conférencier sont souvent centrés sur les relations qui se tissent au sein d'un groupe.
  • Il aime explorer les interactions entre les personnages et comment ils influencent leurs destins respectifs.
  • Les films du conférencier présentent souvent une multitude de personnages dont les trajectoires se croisent.

Associations libres dans la construction des films

  • Le conférencier utilise des associations libres pour créer du sens dans ses films.
  • Il crée des collages d'images qui, a priori, n'ont rien à voir ensemble mais qui finissent par converger.
  • Cette approche permet de donner une dimension chorale et collective aux films.

La réalité de Paris et l'influence d'autres films

Dans cette partie, le réalisateur parle de la complexité de décrire la ville de Paris dans son film. Il s'inspire du principe d'anarchie et de diversité qui caractérise la ville. Il mentionne également l'influence des films d'Altman, tels que "Short Cuts" et "Nashville", qui tentent de décrire une ville à travers différents personnages.

Décrire la réalité de Paris

  • Le réalisateur trouve prétentieux d'appeler son film "Paris" car il est difficile de décrire cette ville.
  • Paris est une ville complètement anarchique avec des personnes de différentes nationalités, classes sociales et âges.
  • Pour représenter cette réalité, le réalisateur décide d'avoir plusieurs personnages dans son film.

Influence des films d'Altman

  • Le réalisateur se réfère aux films d'Altman comme "Short Cuts" et "Nashville".
  • Ces films utilisent différents personnages pour décrire une ville.
  • Le réalisateur s'est inspiré de cette approche pour créer son propre film sur Paris.

L'importance du groupe dans les films de Cédric Klapisch

Dans cette partie, le réalisateur explique comment le groupe joue un rôle important dans ses films. Il aborde également le thème de l'errance individuelle et du soutien apporté par le groupe.

L'errance individuelle vs le soutien du groupe

  • Les films du réalisateur mettent en évidence la tension entre l'errance d'un individu et le soutien du groupe.
  • Le groupe peut aider à sauver l'individu dans des situations difficiles.
  • Le réalisateur considère que le groupe est salvateur et offre une certaine légèreté face à la dureté de la vie.

Légèreté et nostalgie

  • Les films du réalisateur sont à la fois légers et revendiquent une certaine légèreté en opposition à la nostalgie.
  • Le réalisateur cherche à offrir une solution à la dureté de la vie à travers ses films.

Aller vers l'autre et se renouveler

Dans cette partie, le réalisateur parle de l'importance d'aller vers les autres et de faire confiance à l'altérité. Il explique également comment il s'est ouvert à d'autres villes pour se renouveler dans ses projets cinématographiques.

Aller vers l'autre

  • Pour le réalisateur, aller vers l'autre est un chemin qu'il faut prendre.
  • Il y a quelque chose de salvateur dans le fait de faire confiance à l'altérité.
  • Cela se reflète également dans ses films où le groupe vient souvent en aide aux personnages principaux.

Se renouveler en filmant ailleurs

  • Après avoir réalisé plusieurs films sur Paris, le réalisateur ressentait le besoin de se renouveler.
  • Filmer dans d'autres villes était une façon pour lui de réfléchir différemment et de créer de nouvelles images.
  • Il a ainsi tourné des films à Barcelone, Saint-Pétersbourg et New York pour se renouveler.

L'importance de découvrir de nouveaux lieux

Dans cette partie, le réalisateur parle de l'importance de découvrir de nouveaux lieux pour se renouveler en tant que cinéaste. Il explique comment il s'est immergé dans les villes où il a tourné ses films et comment cela a influencé son processus créatif.

Désir de tourner dans d'autres villes

  • Le réalisateur ressentait le désir de tourner dans des villes telles que Barcelone, Saint-Pétersbourg et New York.
  • Il considère que passer du temps dans ces endroits fait partie intégrante du processus créatif.

Immersion dans les lieux

  • Avant de tourner ses films, le réalisateur prend beaucoup de photos et explore visuellement les lieux.
  • Chaque ville a sa propre atmosphère et couleur, ce qui influence la façon dont il filme et raconte l'histoire.

Ces notes fournissent un résumé clair et concis des principaux points abordés dans la transcription. Les titres des sections sont informatifs et reflètent le contenu correspondant. Les bullet points fournissent une description détaillée des idées clés discutées par le réalisateur.

La banalité rendue intéressante

Dans cette section, le réalisateur parle de son approche pour rendre la banalité intéressante dans ses films.

L'idée de raconter la banalité

  • Le réalisateur trouve difficile de saisir ce qui est proche de nous et d'en faire un récit intéressant.
  • Il cherche à rendre les choses inintéressantes intéressantes en utilisant l'image, le montage et les dialogues.
  • Son approche s'inscrit dans un courant réaliste français qui privilégie la psychologie, l'intimité et la description de la réalité.

Saisir la réalité

  • Le réalisateur explique que son objectif n'est pas seulement de saisir le quotidien, mais surtout de rendre la banalité intéressante.
  • Il cherche à créer un langage cinématographique à partir de choses chaotiques et insignifiantes.
  • Il mentionne "Le Péril Jeune" comme exemple où il a réussi à capturer l'esprit d'une génération invisible mais prégnante.

Un cinéma de génération

  • Le réalisateur reconnaît que ses films sont souvent associés à une certaine génération.
  • Il affirme ne pas avoir volontairement fait un cinéma de génération, mais plutôt cherché à photographier une époque.
  • Ses films abordent des questions telles que l'europe, le chômage, l'engagement et l'héritage.

Observateur par la fenêtre

  • Romain Duris est souvent présent dans les films du réalisateur et incarne un personnage qui observe par la fenêtre.
  • Le réalisateur admet avoir observé les autres vivre, ce qui se reflète dans ses films.

Les titres des sections sont des résumés des sujets abordés et ne doivent pas être considérés comme des conclusions générales.

La transition du quartier Bastille

Dans cette partie, Cédric Klapisch parle de la transformation du quartier Bastille à Paris et comment il a capturé ce changement dans son film "Chacun cherche son chat".

Transformation du quartier Bastille

  • Le quartier Bastille a connu une transition importante à l'époque où le film a été réalisé.
  • Les anciennes usines sont devenues des lofts et les bars ont également changé.
  • Les bars de la rue de Lappe ont été rejoints par de nouveaux établissements comme Le Rendez-vous des Amis et Chez Prune.

Objectif du film

  • L'objectif principal du film était de parler de cette transition et non pas seulement d'un respect pour le vieux Paris.
  • Cédric Klapisch voulait montrer qu'il y avait deux mondes coexistant : les branchés et le vieux Paris, et qu'il y avait un mariage entre ces deux mondes.

"Chacun cherche son chat" - Une quête existentielle

Dans cette partie, Cédric Klapisch explique comment le sujet apparemment dérisoire de la perte d'un chat devient une quête existentielle pour le personnage principal, Chloé.

Le sujet apparemment dérisoire

  • Le film traite de la perte d'un chat, un sujet qui peut sembler insignifiant.
  • Pourtant, cela devient une quête existentielle pour Chloé, interprétée par Garance Clavel.

La transformation personnelle de Chloé

  • La recherche de son chat perdu amène Chloé à une quête plus profonde et existentielle.
  • Elle rencontre des personnages du quartier, comme Madame Renée, qui représentent l'esprit de résistance et le vieux Paris.

La nostalgie et la légèreté dans les films de Cédric Klapisch

Dans cette partie, Cédric Klapisch parle de la tension entre la nostalgie et la légèreté présente dans ses films.

Une tension entre nostalgie et légèreté

  • Les films de Cédric Klapisch ont souvent une forme de nostalgie pour un vieux Paris chaleureux qui a été perdu au fil des années.
  • Cependant, il y a aussi une légèreté présente dans ses films qui évite de tomber dans une vision négative du changement.

Madame Renée - Un personnage emblématique

  • Madame Renée, interprétée par Renée Le Calm, incarne cet esprit de résistance et représente un vieux Paris convivial.
  • Elle est présente dans plusieurs films de Cédric Klapisch et symbolise cette tension entre nostalgie et légèreté.

Le processus créatif de mise en sens

Dans cette partie, Cédric Klapisch explique son processus créatif lorsqu'il met en scène ses histoires.

Utilisation de sa vie et observations

  • Lorsqu'il crée des histoires pour ses films, Cédric Klapisch utilise sa propre vie ou ses observations personnelles.
  • Il utilise ces éléments comme matériau brut pour donner du sens à ses films.

Mise en sens plutôt que mise en scène

  • Cédric Klapisch préfère parler de "mise en sens" plutôt que de "mise en scène".
  • Il prend un matériau chaotique et lui donne du sens en le mettant dans une histoire, comme la rue de Charonne dans "Chacun cherche son chat".

La découverte lors du montage

Dans cette partie, Cédric Klapisch parle de la découverte qui se produit pendant le processus de montage d'un film.

La découverte finale

  • Pendant le tournage, on ne sait pas toujours ce qu'on cherche exactement.
  • C'est lors du montage final que les choix sont faits et que le sens véritable du film apparaît.

Exemple avec "Ce qui nous lie"

  • Dans son dernier film, "Ce qui nous lie", Cédric Klapisch pensait initialement que le film parlerait du vin.
  • Finalement, il s'est rendu compte que le thème principal était la famille. Cette découverte s'est produite pendant le processus de montage.

Comment je décris la réalité de Paris

Dans cette section, le réalisateur parle de sa façon de décrire la réalité de Paris dans ses films. Il explique qu'il cherche à représenter la diversité et l'anarchie de la ville en utilisant une multiplicité de personnages et d'histoires.

La multiplicité des personnages pour décrire Paris

  • Le réalisateur s'inspire du travail du cinéaste Robert Altman, qui utilise plusieurs personnages pour décrire une ville.
  • Il choisit d'avoir un grand nombre de personnages dans ses films pour représenter la diversité sociale et culturelle de Paris.

L'anarchie comme élément clé

  • Le réalisateur considère que Paris est une ville complètement anarchique, avec des personnes de tous âges, classes sociales et nationalités.
  • Pour représenter cette anarchie, il crée des histoires entremêlées avec différents personnages provenant de milieux variés.

La difficulté de créer un film avec plusieurs histoires

  • Le réalisateur admet que c'est le film le plus difficile à faire en raison du grand nombre d'histoires superposées et de nombreux personnages.
  • Malgré les défis, il réussit à fabriquer un film cohérent avec différentes histoires et personnages.

Les thèmes récurrents dans les films du réalisateur

Dans cette section, le réalisateur discute des thèmes récurrents présents dans ses films. Il explique que ses films traitent souvent du rapport entre l'individu et le groupe, tout en cherchant à apporter une légèreté face à la dureté de la vie.

Le rapport entre l'individu et le groupe

  • Les films du réalisateur explorent la tension entre l'errance de l'individu et son intégration dans un groupe.
  • Le groupe peut soit soutenir et sauver l'individu, soit l'isoler.

La légèreté face à la dureté de la vie

  • Le réalisateur affirme que ses films sont une revendication de légèreté face à une certaine nostalgie.
  • Il considère que le cinéma doit offrir une échappatoire à la dureté de la vie, en proposant des solutions ou des moments salvateurs.

L'autre comme chemin vers le salut

Dans cette section, le réalisateur parle de son approche vis-à-vis de l'autre. Il explique que pour lui, aller vers l'autre est un chemin vers le salut et qu'il cherche à représenter cette ouverture aux autres dans ses films.

L'importance de faire confiance à l'autre

  • Pour le réalisateur, aller vers l'autre est essentiel et représente un chemin vers le salut.
  • Il croit en la confiance envers les autres et en leur capacité à aider et soutenir les individus.

Représenter cette ouverture aux autres dans ses films

  • Le réalisateur cherche à représenter cette ouverture aux autres dans ses films en montrant comment les personnages s'intègrent dans des groupes diversifiés.
  • Cette représentation se manifeste également par des collaborations avec différents lieux et intervenants lors de la réalisation des films.

L'ouverture à d'autres villes et lieux

Dans cette section, le réalisateur parle de son ouverture à d'autres villes et lieux dans ses films. Il explique que cela lui permet de se renouveler en tant que cinéaste et de réfléchir à de nouvelles façons de créer des images.

Le désir de tourner dans d'autres villes

  • Le réalisateur ressent le désir de tourner dans d'autres villes, comme Barcelone, Saint-Pétersbourg et New York.
  • Il considère que filmer ailleurs est une façon importante de se renouveler en tant que cinéaste.

La préparation avant le tournage

  • Avant chaque tournage, le réalisateur effectue un travail journalistique en prenant beaucoup de photos et en se familiarisant visuellement avec les lieux.
  • Cette préparation lui permet d'avoir une vision claire des endroits où il va tourner et d'explorer comment créer de nouvelles images.

Conclusion

Le réalisateur Cédric Klapisch décrit sa façon unique de représenter la réalité de Paris dans ses films. Il utilise une multiplicité de personnages pour décrire la diversité sociale et culturelle de la ville. Ses films explorent également le rapport entre l'individu et le groupe, cherchant à apporter une légèreté face à la dureté de la vie. Pour lui, aller vers l'autre est un chemin vers le salut, ce qui se reflète dans ses collaborations avec différents lieux lors du tournage. En s'ouvrant à d'autres villes et lieux, le réalisateur se renouvelle en tant que cinéaste et explore de nouvelles façons de créer des images.

Les couleurs et les lieux dans les films de Cédric Klapisch

Dans cette partie, Cédric Klapisch parle des couleurs et des lieux dans ses films. Il explique comment il choisit la forme en fonction du sujet ou du lieu, et comment il explore différents genres cinématographiques.

Choix de la forme en fonction du sujet ou du lieu

  • À Londres et à New York, les couleurs sont plus présentes, tandis qu'en Russie, l'esthétique est plus géométrique et cadrée.
  • Les films de Cédric Klapisch se construisent en relation les uns avec les autres, avec une continuité mais aussi des ruptures au niveau des lieux filmés.
  • Le choix de la forme dépend du sujet déterminé ou du lieu. Par exemple, le genre de la science-fiction peut être adapté pour exprimer un désir d'enfant et d'avenir.

Exploration de différents genres cinématographiques

  • Le film "Ni pour ni contre bien au contraire" est inspiré d'une phrase de Baudrillard sur la différence entre le bien et le mal. Cédric Klapisch a choisi ce genre pour explorer la complexité de définir le bien et le mal.
  • Cédric Klapisch avait également envie de faire un film noir, car il y avait eu peu de films de gangsters depuis Melville. Il s'est référé aux films noirs américains des années 40-50 pour renouveler sa façon de faire du cinéma.
  • Le film "Peut-être" est très différent, avec une esthétique délirante et proche de la bande dessinée. Cédric Klapisch était intéressé par les trucages numériques et a utilisé cette nouvelle technologie pour créer des images numériques dans un Paris imaginaire.

Les films "Ni pour ni contre bien au contraire" et "Peut-être"

Dans cette partie, Cédric Klapisch parle plus en détail des films "Ni pour ni contre bien au contraire" et "Peut-être". Il explique comment ces films ont été réalisés et les idées qui les ont inspirés.

Le film "Ni pour ni contre bien au contraire"

  • Cédric Klapisch a écrit le scénario de ce film pendant cinq ans avec Santiago Amigorena et Alexis Galmot. Il considère ce film comme l'un de ses meilleurs, malgré son manque de notoriété.
  • Le film explore une histoire folle basée sur une phrase de Baudrillard sur la différence entre le bien et le mal. L'esthétique du film est délirante et proche de la bande dessinée.
  • Ce film marque également le début des trucages numériques, avec l'utilisation du numérique pour créer des images qui mêlent le sable du Sahara aux immeubles parisiens.

Le film "Peut-être"

  • Ce film se passe en 2070 dans un Paris imaginaire où les dunes de sable ont remplacé les immeubles. Cédric Klapisch voulait parler de l'an 2000 et du fait que le futur est imprévisible.
  • Le personnage principal, interprété par Romain Duris, voyage dans le futur et rencontre son fils, joué par Jean-Paul Belmondo. L'histoire tourne autour de la décision d'avoir un enfant.
  • Cédric Klapisch avait déjà un enfant à l'époque, ce qui a influencé l'histoire du film.

Les couleurs et les lieux dans "Peut-être"

Dans cette partie, Cédric Klapisch parle des couleurs et des lieux dans le film "Peut-être". Il explique comment il a utilisé les trucages numériques pour créer une esthétique particulière.

  • Le film "Peut-être" utilise les trucages numériques pour créer une esthétique particulière. Cela correspondait à l'intérêt de Cédric Klapisch pour les nouvelles technologies cinématographiques.
  • L'esthétique du film est délibérément délirante et éloignée du réalisme. Les dunes de sable ont remplacé les immeubles parisiens en raison du réchauffement climatique.
  • À l'époque, le réchauffement climatique n'était pas encore un sujet aussi préoccupant qu'aujourd'hui, mais le film peut être vu sous cet angle maintenant.
  • Le film parle du fait qu'on ne peut jamais savoir ce qui va se passer dans le futur et explore l'idée de se moquer de la science-fiction.

L'histoire et les idées derrière "Peut-être"

Dans cette partie, Cédric Klapisch explique l'histoire et les idées qui ont inspiré le film "Peut-être".

  • Le personnage principal du film est un homme de 25 ans qui voyage dans le futur pour rencontrer son fils, joué par Jean-Paul Belmondo. L'histoire tourne autour de la décision d'avoir un enfant.
  • Cédric Klapisch voulait explorer l'idée que le futur est imprévisible et se moquer des prédictions sur la vie en l'an 2000.
  • À l'époque où il a réalisé ce film, Cédric Klapisch avait déjà un enfant, ce qui a influencé son approche de l'histoire.

Les titres des sections sont basés sur une interprétation des informations fournies dans la transcription.

La quête de l'absolu et de la vulnérabilité

Dans cette partie, le réalisateur parle de son intérêt pour les personnages exceptionnels et leur quête d'absolu, tout en explorant également la vulnérabilité et la fragilité dans ses films.

L'idée d'absolu et de dépassement dans les documentaires

  • Les documentaires sur Renaud Lavillénie mettent en évidence l'idée d'absolu et de dépassement.
  • Le réalisateur trouve que cela contraste avec l'idée de vulnérabilité présente dans ses propres films.

L'opposition entre la vulnérabilité et la quête d'absolu

  • Les documentaires sur Aurélie Dupont et Renaud Lavillénie mettent en avant des personnes exceptionnelles.
  • Le réalisateur aime explorer ces histoires, mais cela s'oppose à sa propre expérience de se sentir trop normal.
  • Il a appris à accepter sa normalité grâce à son film "Le Péril Jeune" et a réalisé qu'il y avait des histoires intéressantes à raconter même en étant ordinaire.

La passion pour l'excellence

  • Le réalisateur était fasciné par les figures exceptionnelles comme Renaud Lavillénie.
  • Il a pratiqué le saut à la perche lorsqu'il était adolescent, ce qui lui permettait de poursuivre un idéal.
  • Aujourd'hui, il trouve cette même passion dans son travail cinématographique, malgré une certaine petitesse ou insignifiance.

Les rêves de jeunesse et la réalité

  • Certains personnages, comme Xavier dans "L'Auberge Espagnole" et Tomasi dans "Le Péril Jeune", ne veulent pas renoncer à leurs rêves de jeunesse.
  • Le réalisateur est intéressé par la manière dont ces personnages affrontent la réalité et les obstacles pour poursuivre leurs idéaux.

L'importance des imperfections

  • Le réalisateur souligne l'importance d'aimer ses imperfections et de faire face à la réalité même lorsque les rêves ne se réalisent pas.
  • Il fait référence à une scène dans "Les Poupées Russes" où le personnage de Xavier choisit de ne pas poursuivre une femme parfaite car il préfère accepter ses imperfections.

Autocritique et légèreté dans le cinéma

Dans cette partie, le réalisateur aborde brièvement l'autocritique présente dans son cinéma ainsi que la perception de légèreté qui lui est souvent associée.

L'autocritique présente dans son cinéma

  • À la fin du film "Casse-tête Chinois", le personnage de Xavier reçoit une critique négative sur son manuscrit.
  • Cela montre l'autocritique présente dans le travail du réalisateur lui-même.

La légèreté dans ses films

  • Le réalisateur reconnaît que ses films sont souvent perçus comme légers.
  • Il pense que l'amour des imperfections et la capacité à affronter la réalité sont des idéaux importants présents dans ses films.

Les sections ont été organisées de manière chronologique en suivant le déroulement du transcript.

Cinéma Léger

Aperçu de la section: Cette partie du transcript parle du cinéma léger et de son importance.

Importance du cinéma léger

  • Le cinéma léger est un genre qui reste populaire car il offre une expérience divertissante.
  • Il permet aux spectateurs de se détendre et de s'évader pendant un moment.
  • Les films légers sont souvent appréciés pour leur humour et leur simplicité.
  • Ce genre de films peut être une bonne alternative pour ceux qui recherchent une pause légère dans leur vie quotidienne.

Conclusion

Le cinéma léger joue un rôle important en offrant aux spectateurs une expérience divertissante et relaxante. Ces films sont appréciés pour leur humour et leur simplicité, ce qui en fait une option attrayante pour ceux qui cherchent à s'évader pendant un moment.

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